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2 septembre 2010
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| Partir en Palestine, agir, témoigner, rompre l'isolement : des citoyens avec le peuple palestinien |
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L’aide militaire israélienne au régime Birman
David Bloom
publié le mardi 2 octobre 2007. 29 septembre 2007-10-01 http://ww4report.com/node/4491 La junte birmane qui tire sur des protestataires désarmés a reçu du gouvernement israélien un appel cynique à la retenue le 29 septembre. D’après le journal israélien Ha’aretz, le ministère des Affaires Etrangères israélien a annoncé qu’ « Israël s’inquiète de la situation au Myanmar, et presse le gouvernement de montrer de la retenue et d’éviter de causer du mal aux manifestants. » L’article se terminait en remarquant qu’ « Israël nie la vente d’armes à la Birmanie/Myanmar. » (Ha’aretz, 29 septembre). C’est faux, d’après un rapport du 1er mars 2000 par William Ashton dans la publication britannique qui fait autorité, Jane’s Intelligence Review. L’article, intitulé « Myanmar et Israël développent un pacte militaire », détaille comment les compagnies israéliennes et le gouvernement israélien ont fourni et perfectionné des armes pour le gouvernement birman, et échangé des renseignements : En août 1997, il a été révélé que la société Elbit du Ministère de la Défense israélien avait gagné un contrat pour une mise à niveau des trois (à l’époque) escadrons de chasseurs chinois F7 et avions d’entraînement FT-7. Le F-7 est un dérivé du chasseur Mikoyan MiG-21 ‘Fishbed’. Le FT-7 est la version d’exportation du GAIC JJ-7, lui-même une copie de l’avion d’entraînement MiG-21 ‘Mongol B’. Depuis qu’ils ont commencé à être livrés par la Chine en 1991, les forces aériennes du Myanmar ont acquis environ 54 (quatre escadrons) de ces avions, le dernier parvenant à la base de Hmawbi l’an dernier. Dans des ventes associées, les forces aériennes ont acquis environ 350 missiles air-air (MAA) PL-2A chinois et au moins une livraison de MAA plus sophistiqués PL-5. Depuis leur livraison au Myanmar, ces nouveaux avions ont causé de gros problèmes aux forces aériennes. Plusieurs avions (et pilotes) ont déjà été perdus lors d’accidents, soulevant des questions sur la fiabilité de la technologie chinoise. Aussi, selon des sources fiables, les F-7s ont été livrés sans les logiciels permettant le tir en vol des MAAs. De plus, les forces aériennes se sont plaintes de difficultés de maintenance des F-7s, reflet en partie de différences majeures entre les structures et la philosophie sous-jacente des logistiques myanmares et chinoises. Les pièces de rechange ont été très peu disponibles. Ensuite, les forces aériennes semblent avoir rencontré des difficultés à utiliser les F-7 (conçus d’abord pour la défense aérienne) pour l’attaque au sol. Ces problèmes, et d’autres, semblent avoir décidé les forces aériennes à se tourner vers Israël pour une aide. D’après les sources du marché international des armes, 36 F-7 du Myanmar ont été réaménagés avec le radar air-air Elta EL/M-2032, des AMMs courte portée Rafael Python 3 à guidage infrarouge, et des désignateurs laser Litening. Le même équipement sera installé sur les TF-7 d’entraînement biplaces. Dans un contrat associé, Israël vendra aussi au Myanmar au moins un chargement de bombes à guidage laser. Depuis que le contrat d’Elbit a été gagné en 1997, les forces aériennes ont acquis un moins un escadron supplémentaire de F-7 et FT-7 chinois, mais on ne sait pas si le programme de mise à niveau israélien sera étendu à ces avions supplémentaires. Le manque critique de devises du Myanmar sera déterminante dans la décision du SPDC [2]. L’armée a aussi bénéficié de la nouvelle intimité du Myanmar avec Israël. Dans le cadre du programme massif de modernisation et d’expansion militaire du régime, un effort énorme a été mis dans la mise à niveau des capacités d’artillerie. Fidèle à sa pratique de ne jamais abandonner un matériel de valeur, l’armée cherche, autant que possible, à maintenir ses vieux équipements opérationnels. (Le Pakistan, par exemple, a fourni au Myanmar des munitions pour les 25-pounder field guns (mitrailleuses tractées)). Les pièces d’artillerie anglaises, américaines et yougoslaves plus anciennes du Tatmadaw (forces armées du Myanmar) ont été complétées au cours des dix dernières années par une gamme de pièces d’artillerie tractées ou autonomes. Achetées de Chine principalement, elles comprennent des mortiers 122mm, des pièces antichar, des DCA 57mm type 80 et 37 mm type 74, et des lanceurs de missiles multiples 107mm type 63. Dans un accord de troc avec la Chine l’an dernier, le SPDC s’est aussi arrangé pour acquérir environ 16 pièces d’artillerie de 130mm de Corée du Nord. Malgré toute cette nouvelle puissance de feu, l’armée a regardé vers Israël pour équiper ses nouveaux bataillons d’artillerie. Vers 1998, le Myanmar a négocié l’achat de 16 mortiers tractés Soltam 155mm, peut être par l’intermédiaire de Singapour. On pense que ces canons sont des 2eme main dont l’armée israélienne n’a plus besoin. L’an dernier, des munitions pour ces canons (dont des charges à haut pouvoir explosif ou au phosphore blanc) ont été commandées à des usines gouvernementales du Pakistan. Avant l’achat des nouvelles armes chinoises et nord-coréennes, les grandes pièces d’artillerie du Myanmar étaient des canons de 105mm fournis par les USA il y a près de 40 ans. L’acquisition d’armes israéliennes marque donc un bond majeur en puissance pour les artilleurs de l’armée birmane. Il est possible qu’Israël ou le Pakistan aient fourni des instructeurs pour l’entraînement et la maintenance de ces nouvelles armes. La marine du Myanmar n’a pas été oubliée. Plusieurs rapports indiquent qu’Israël joue un rôle crucial dans la construction et l’équipement de trois nouveaux navires de guerre en cours de construction à Rangoon. Les chefs militaires du Myanmar ont longtemps souhaité acquérir deux ou trois frégates pour remplacer les corvettes obsolètes de classe PCE-827 ou Admirable, décommissionnées en 1994, et ses deux corvettes des années 60 de classe Nawarat, graduellement abandonnées après 1989. Alors que les liens militaires avec la Chine montaient rapidement pendant les années 90, le SLORC [2] a espéré acheter deux ou trois frégates de classe Jiangnan, ou même Jianghu, mais n’a pu se permettre le ‘prix d’ami’ spécial demandé par Pékin. Comme compromis, le SPDC a acheté trois coques chinoises, et les équipe progressivement en corvettes dans les chantiers navals Sinmalaik de Rangoon. D’après des sources fiables, les trois navires auront 75 mètres environ et un déplacement d’environ 1200 tonneaux. Malgré l’embargo européen des ventes d’armes au Myanmar, les canons principaux des bateaux ont été importés (apparemment via un tiers) d’Italie. Selon l’information actuellement disponible, ce sont probablement des canons 76mm OTO Melara Compact, armes qui (coïncidence ?) ont été testés intensément pour le combat par la marine israélienne sur ses patrouilleurs d’attaque rapide de classe Reshef. Les corvettes seront aussi probablement équipées d’armes anti-sous-marins, mais on ne sait pas si et quels missiles de surface et anti-aériens elles porteront. Le rôle principal d’Israël en installant ces trois corvettes est apparemment de fournir leurs équipements électroniques. Les détails ne sont pas connus mais il faut s’attendre à ce que chaque ensemble comprenne au moins un radar d’horizon, un radar de contrôle de feu, un radar de navigation et un sonar. Le premier de ces navires de guerre sera probablement armé et en essai sur mer plus tard cette année. Rien que des ventes, ou un impératif stratégique ? Tant que le Myanmar reste un Etat paria, soumis à des sanctions globales par les USA et l’Europe, il est peu probable qu’Israël admette publiquement avoir des liens militaires avec le Tatmadaw. Tant que ça dure, les raisons du partenariat secret avec le régime de Rangoon resteront floues. Cependant, certains facteurs ont probablement joué un rôle en influençant la politique de Tel Aviv. Clairement, il y a une motivation commerciale forte derrière certaines initiatives. A partir d’une base régionale à Singapour, avec lequel il a une relation très étroite, Israël est déjà parvenu à pénétrer le marché lucratif des armes chinoises. Il recherche maintenant, agressivement, de nouvelles cibles pour la vente d’armes et d’équipements militaires en Asie-Pacifique. Ces ventes sont soutenues parfois par des offres de transfert technologique et de conseil spécialisé. Cette approche a causé des peurs, parmi certains pays, qu’Israël introduirait de nouvelles capacités militaires dans la région, qui pourraient encourager une mini course aux armes, d’autres souhaitant rester à flot. Les systèmes d’armes fournis au Myanmar ne sont pas si nouveaux, et la crise économique asiatique a énormément réduit le pouvoir d’achat de bien des pays de la région, mais les activités en cours au Myanmar renforceront ces inquiétudes. Vu la nature de certaines ventes, et d’autres formes probables d’assistance militaire au Myanmar, ces initiatives recevraient probablement un fort soutien du gouvernement israélien. En plus de l’impératif commercial – toujours présent – une raison de ce soutien pourrait être le calcul, par des officiels israéliens de haut rang, que des liens avec le Myanmar pourraient rapporter des dividendes en diplomatie et en renseignement. Par exemple, le Myanmar est maintenant un membre de plein droit de l’ASEAN, qui en dépit de la crise économique est encore une force majeure dans partie du monde qui a reçu beaucoup d’attention de la part des politologues depuis la fin de la guerre froide. La base régionale d’Israël restera Singapour, mais il se peut que Tel Aviv croie que le Myanmar puisse offrir une autre avenue pour influencer l’ASEAN, et un point d’observation avantageux pour suivre les développements stratégiques essentiels dans des lieux comme la Chine et l’Inde. En particulier, Israel s’intéresse à la diffusion des armes nucléaires, chimiques et biologiques, et au transfert de technologies liées au développement des missiles balistiques et autres. Le Myanmar a des liens étroits avec la Chine et le Pakistan, qui ont tous deux été accusés de transférer des technologies ‘sensibles’ d’armements à des Etats ‘voyous’, comme l’Iran. Le Myanmar est aussi un Etat voisin de l’Inde, autre puissance nucléaire qui a résisté aux pressions internationales visant à réduire ses activités de prolifération. Rangoon pourrait donc être vu, par Israël, comme un poste d’observation utile d’où suivre et rapporter sur ces pays. En outre, malgré des accusations au cours des ans que le Myanmar a développé des armes chimiques et biologiques, et d’autres arguments plus convaincants qu’Israël a son propre arsenal nucléaire, les deux pays partagent un intérêt pour la prévention de la prolifération des armes de destruction massive. Le soutien du Myanmar dans les initiatives anti-prolifération, dans des forums multilatéraux comme l’AG des Nations Unies et le Comité sur le Désarmement, semble mériter un investissement modeste du gouvernement israélien dans des relations bilatérales avec le SPDC. En plus de former des agriculteurs du Myanmar en Israël, assister le Tatmadaw pour rehausser ses capacités militaires semble être un moyen certain d’être proche du régime de Rangoon. La négation répétée de tout lien militaire avec le Myanmar ne surprend pas venant d’Israël. Israël n’a jamais aimé la pub sur de tels liens, particulièrement avec des pays comme le Myanmar, l’Afrique du Sud ou la Chine, condamnés par la communauté internationale pour leurs violations manifestes des droits de l’homme. Même les liens militaires étroits avec Singapour sont niés des deux côtés. Pourtant, il semble ne faire guère de doute qu’après le coup d’Etat de 1988, Israël a commencé à développer des liens étroits avec le SLORC, qui ont continué à croître sous le SPDC. Dans ces conditions, il serait étonnant qu’Israël ne continue pas à rechercher les occasions de restaurer le genre de relation bilatérale mutuellement avantageuse qui fut établie dès que les deux pays devinrent des Etats indépendants modernes en 1948. On peut remarquer qu’Elbit Systems est une des sociétés israéliennes impliquées au Myanmar. Elbit fournit l’électronique utilisée dans le mur de séparation qu’Israël construit illégalement dans la Cisjordanie palestinienne occupée, enfermant 10% des terres palestiniennes du côté « israélien ». Il est ironique qu’Israël exprime du souci pour les protestataires tués par l’armée birmane qu’il fournit, alors qu’Israël a tué des dizaines de Palestiniens protestant contre l’annexion de vastes sections de leurs terres agricoles, et blessé des centaines d’autres, y compris des Israéliens et des manifestants internationaux, qui ont été battus, arrêtés et expulsés par l’armée israélienne (JPost, 5 sept.). Aujourd’hui même, dans le village de Bil’in en Cisjordanie, l’armée israélienne a blessé neuf manifestants non-violents, d’après l’International Middle East Media Center (IMEMC, 29 sept.). Que l’armée birmane ait tiré dans la foule rappelle que le premier mois de la seconde Intifada, avant qu’aucune attaque armée ou aucun tir ne soit venu du côté palestinien, les forces israéliennes ont tiré 1,3 millions de balles sur les Palestiniens, d’après Yitzhak Laor, un éditorialiste israélien qui écrit souvent pour Ha’aretz (Counterpunch, 20 octobre 2004, [3] ) : Un mois après le début de l’Intifada, il y a quatre ans, le général de division Amos Malka, alors 3eme dans la hiérarchie militaire et chef du renseignement militaire jusqu’en 2001, a demandé à un de ses officiers (le lieutenant Kuperwasser) combien de balles de 5.56 le commandement central avait tiré pendant ce mois là (rien qu’en Cisjordanie). Trois ans plus tard, Malka a parlé de cet horrible décompte. Voici ce qu’il a dit au commentateur diplomatique de Ha’aretz, Akiva Eldar, sur le premier mois de l’Intifada, 30 jours d’agitation, encore aucune attaque terroriste, pas de tirs palestiniens : Kuperwasser est revenu avec le nombre, 850.000 balles. J’avais le nombre de 1,3 millions pour la Cisjordanie et Gaza. C’est un nombre stratégique qui dit que nos soldats tirent et tirent et tirent. J’ai demandé : « Est-ce ce que vous envisagiez dans vos préparatifs ? » et il a répondu par la négative. J’ai répondu : « Alors ça signifie que c’est nous qui déterminons la hauteur des flammes. » (Ha’aretz, 11 juin 2004). C’était une balle pour chaque enfant palestinien, a dit un des officiers à ce meeting, ou du moins c’est ce que le quotidien Maariv révéla il y a deux ans, quand cet horrible nombre fut révélé pour la première fois. Ceci ne changea pas l’ « opinion publique », ni ici ni en Occident, ni il y a eux ans ni il y a quatre mois quand Malka ouvrit enfin la bouche. C’est comme si ça avait eu lieu ailleurs, ou il y a très longtemps, ou comme si ce n’était qu’une version, une voix dans une polyphonie, cachée derrière le thème principal : nous, les Israéliens, avons raison, et ils ont tort . [1] http://www.ibiblio.org/obl/reg.burm... [2] SLORC : State Law and Order Restoration Council et SPDC, State Peace and Development Council, noms successifs de la junte militaire birmane. [3] http://www.counterpunch.org/laor102... Traduction JPB pour CCIPPP Israeli military aid to Burmese regime : Jane’s Submitted by David Bloom on Sat, 09/29/2007 - 20:14. The Burmese junta currently shooting unarmed protestors received a cynical plea for restraint from the Israel government on Sept. 29. According to the Israeli paper Ha’aretz, the Israeli foreign ministry announced "Israel is concerned by the situation in Myanmar, and urges the government to demonstrate restraint and refrain from harming demonstrators." The article ended by pointing out that "Israel denies selling weapons to Burma or Myanmar." ( Ha’aretz, Sept. 29) Not true, according a March 1, 2000 report in the authoritative British publication Jane’s Intelligence Review by William Ashton. The article, titled "Myanmar and Israel develop military pact," details how Israeli companies and the Israeli government have been supplying and developing weapons for the Burmese regime, and sharing intelligence : In August 1997 it was revealed that the Israeli defence manufacturing company Elbit had won a contract to upgrade Myanmar’s (then) three squadrons of Chinese-built F-7 fighters and FT-7 trainers. The F-7 is a derivative of the Mikoyan MiG-21 ’Fishbed’ jet fighter. The FT-7 is the export version of the GAIC JJ-7, itself a copy of the MiG-21 ’Mongol-B’ trainer. Since they began to be delivered by China in 1991, the Myanmar Air Force has progressively acquired about 54 (or four squadrons) of these aircraft, the latest arriving at Hmawbi air base only last year. In related sales, the air force has also acquired about 350 PL-2A air-to-air missiles (AAM) from China and at least one shipment of the more sophisticated PL-5 AAMs. Since their delivery to Myanmar, these new aircraft have caused the air force considerable problems. Several aircraft (and pilots) have already been lost through accidents, raising questions about the reliability of the Chinese technology. There have also been reliable reports that the F-7s were delivered without the computer software to permit the AAMs to be fired in flight. Also, the air force has complained that the F-7s are difficult to maintain, in part reflecting major differences between the structure and underlying philosophy of the Myanmar and Chinese logistics systems. Spare parts have been in very short supply. In addition, the air force seems to have experienced difficulties in using the F-7 (designed primarily for air defence) in a ground attack role. These, and other problems, seem to have prompted the air force to turn to Israel for assistance. According to sources in the international arms market, 36 of Myanmar’s F-7 fighters are to be retro-fitted with the Elta EL/M- 2032 air-to-air radar, Rafael Python 3 infrared, short range AAMs, and Litening laser designator pods. The same equipment will also be installed on the two-seater FT-7 fighter trainers. In a related deal, Israel will also sell Myanmar at least one consignment of laser-guided bombs. Since the Elbit contract was won in 1997, the air force has acquired at least one more squadron of F-7 and FT-7 aircraft from China, but it is not known whether the Israeli-backed upgrade programme will now be extended to include the additional aircraft. Myanmar’s critical shortage of foreign exchange will be a major factor in the SPDC’s decision. The army has also benefited from Myanmar’s new closeness to Israel. As part of the regime’s massive military modernisation and expansion programme, considerable effort has been put into upgrading the army’s artillery capabilities. In keeping with its practice of never abandoning any equipment of value, the army clearly still aims, as far as possible, to keep older weapons operational. (Pakistan, for example, has recently provided Myanmar with ammunition for its vintage 25 pounder field guns). The older UK, US and Yugoslav guns in the Tatmadaw’s [Myanmar Armed Forces] inventory have been supplemented over the past 10 years with a range of new towed and self-propelled artillery pieces. Purchased mainly from China, they include 122mm howitzers, anti-tank guns, 57mm Type 80 anti-aircraft guns, 37mm Type 74 anti-aircraft guns and 107mm Type 63 multiple rocket launchers. In a barter deal brokered by China last year, the SPDC has also managed to acquire about 16 130mm artillery pieces from North Korea. Despite all this new firepower, however, the army has still looked to Israel to help equip its new artillery battalions. Around 1998 Myanmar negotiated the purchase of 16 155mm Soltam towed howitzers, possibly through a third party like Singapore. These guns are believed to be second-hand pieces no longer required by the Israel Defence Force. Last year, ammunition for these guns (including high explosive and white phosphorous rounds) was ordered from Pakistan’s government ordnance factories. Before the purchase of these new Chinese and North Korean weapons, Myanmar’s largest artillery pieces were 105mm medium guns, provided by the USA almost 40 years ago. Acquiring the Israeli weapons thus marks a major capability leap for Myanmar’s army gunners. It is possible that either Israel or Pakistan has provided instructors to help the army learn to use and maintain these new weapons. Nor has the Myanmar Navy missed out on Israeli assistance. There have been several reports that Israel is playing a crucial role in the construction and fitting out of three new warships, currently being built in Yangon. Myanmar’s military leaders have long wanted to acquire two or three frigates to replace the country’s obsolete PCE-827 and Admirable- class corvettes, decommissioned in 1994, and its two 1960s-vintage Nawarat-class corvettes, which have been gradually phased out since 1989. As military ties with China rapidly grew during the 1990s, the SLORC hoped to buy two or three Jiangnan- or even Jianghu-class frigates, but it could not afford even the special ’friendship’ prices being asked by Beijing. As a compromise, the SPDC has now purchased three Chinese hulls, and is currently fitting them out as corvettes in Yangon’s Sinmalaik shipyard. According to reliable reports, the three vessels will each be about 75m long and displace about 1,200 tons. Despite a European Community embargo against arms sales to Myanmar, the ships’ main guns are being imported (apparently through a third party) from Italy. Based on the information currently available, they are likely to be 76mm OTO Melara Compact guns, weapons which (perhaps coincidentally) have been extensively combat-tested by the Israeli Navy on its Reshef- class fast attack missile patrol boats. The corvettes will probably also be fitted with anti-submarine weapons, but it is not known what, if any, surface-to-surface and SAMs the ships will carry. Israel’s main role in fitting out the three corvettes is apparently to provide their electronics suites. Details of the full contract are not known, but it is expected that each package will include at least a surface-search radar, a fire-control radar, a navigation radar and a hull-mounted sonar. The first of these warships will probably be commissioned and commence sea trials later this year. Only sales or a strategic imperative ? While Myanmar remains a pariah state, subject to comprehensive sanctions by the USA and European Community, it is unlikely that Israel will ever admit publicly to having military links with the Tatmadaw . Until it does, the reasons for Israel’s secret partnership with the Yangon regime will remain unclear. A number of factors, however, have probably played a part in influencing policy decisions in Tel Aviv. There is clearly a strong commercial imperative behind some of these ventures. From a regional base in Singapore, with which it shares a very close relationship, Israel has already managed to penetrate the lucrative Chinese arms market. It is now aggressively seeking new targets for sales of weapons and military equipment in the Asia- Pacific. These sales are sometimes supported by offers of technology transfers and specialised advice. This approach has led to fears among some countries that Israel will introduce new military capabilities into the region which could encourage a mini arms race, as others attempt to catch up. The weapon systems being provided to the Myanmar armed forces are not that new, and the Asian economic crisis has dramatically reduced the purchasing power of many regional countries, but Israel’s current activities in Myanmar will add to those concerns. Given the nature of some of these sales, and other probable forms of military assistance to Myanmar, these initiatives would appear to enjoy the strong support of the Israeli government. In addition to the ever-present trade imperative, one reason for this support could be a calculation by senior Israeli officials that closer ties to Myanmar could reap diplomatic and intelligence dividends. For example, Myanmar is now a full member of the Association of South East Asian Nations (ASEAN) which, despite the economic crisis, is still a major force in a part of the world which has received much closer attention from strategic analysts since the end of the Cold War. Israel’s regional base will remain Singapore, but it is possible that Tel Aviv believes Myanmar can provide another avenue for influence in ASEAN, and a useful vantage point from which to monitor critical strategic developments in places like China and India. In particular, Israel is interested in the spread of nuclear, chemical and biological weapons, and the transfer of technologies related to the development of ballistic and other missiles. Myanmar has close military relations with China and Pakistan, both of which have been accused of transferring sensitive weapons technologies to rogue Islamic states, such as Iran. Myanmar is also a neighbour of India, another nuclear power that has resisted international pressure to curb its proliferation activities. Yangon could thus be seen by Israel as a useful listening post from which to monitor and report on these countries. Israel’s repeated denial of any military links with Myanmar are not unexpected. Israel has never liked advertising such ties, particularly with countries like Myanmar, South Africa and China, which have been condemned by the international community for gross abuses of human rights. Even Israel’s very close military ties with Singapore are routinely denied by both sides. Yet there seems little room for doubt that, after the 1988 takeover, Israel did start to develop close links with the SLORC, which are continuing to grow under the SPDC. In these circumstances, it would be surprising if Israel was not still looking for opportunities to restore the kind of mutually beneficial bilateral relationship that was first established when both countries became independent modern states in 1948. Also, despite accusations over the years that Myanmar has developed chemical and biological weapons, and more convincing arguments that Israel has a sizeable nuclear arsenal of its own, both countries share an interest in preventing the proliferation of weapons of mass destruction. Myanmar’s support for anti-proliferation initiatives, in multilateral forums like the UN General Assembly and the Committee on Disarmament, would seem to be worth a modest investment by the Israeli government in bilateral relations with the SPDC. In addition to training Myanmar agriculturalists in Israel, assisting the Tatmadaw to upgrade its military capabilities seems a sure way of getting close to the Yangon regime. It is noteworthy that Elbit Systems is one of the Israeli companies involved in Myanmar. Elbit supplies electronics used in the separation wall that Israel is building illegally in the occupied Palestinian West Bank, enclosing up to 10% of Palestinian land on the "Israeli" side. It is ironic that Israel expresses concern about protestors being killed by the Burmese military it supplies, when Israel itself has killed ten Palestinians protesting the annexation of large sections of their farmland, and injured hundreds of others , including Israeli and international demonstators, who have been beaten, arrested and expelled by the Israeli military. ( JPost, Sept. 5) Just today in the village of Bil’in in the West Bank, the Israeli military injured nine non-violent protestors, according to the International Middle East Media Center ( IMEMC, Sept. 29) That the Burmese military has fired into crowds recalls that a month into the second Palestinian intifada, before any armed attacks or shooting came from the Palestinian side, Israeli forces had fired 1.3 million bullets at Palestinians, according to Yitzhak Laor, an Israeli columnist who often writes for Ha’aretz : A month after the Intifada began, four years ago, Major General Amos Malka, by then No. 3 in the military hierarchy, and until 2001 the head of Israeli military Intelligence (MI), asked one of his officers (Major Kuperwasser) how many 5.56 bullets the Central Command had fired during that month (that is, only in the West Bank). Three years later Malka talked about these horrific figures. This is what he said to Ha’aretz’s diplomatic commentator, Akiva Eldar about the first month of the Intifada, 30 days of unrest, no terrorist attacks yet, no Palestinian shooting : Kuperwasser got back to me with the number, 850,000 bullets. My figure was 1.3 million bullets in the West Bank and Gaza. This is a strategic figure that says that our soldiers are shooting and shooting and shooting. I asked : "Is this what you intended in your preparations ?" and he replied in the negative. I said : "Then the significance is that we are determining the height of the flames." (Ha’aretz, 11.6.2004). It was a bullet for every Palestinian child, said one of the officers in that meeting, or at least this is what the Israeli daily Maariv revealed two years ago, when the horrible figures were first leaked. It didn’t much change "public opinion", neither here nor in the West, neither two years ago nor 4 months ago when Malka finally opened his mouth. It read as if it had happened somewhere else, or a long time ago, or as if it was just one version, a voice in a polyphony, hiding behind the principle theme : we, the Israelis are right, and they are wrong. ( Counterpunch, Oct. 20, 2004) See our last post on Burma. See our last post on Israel/Palestine. >> David Bloom’s blog | add new comment | email this page | printer friendly version David Bloom
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