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2 septembre 2010
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| Partir en Palestine, agir, témoigner, rompre l'isolement : des citoyens avec le peuple palestinien |
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Israël, à un cardiaque : “Allez mourir à Gaza”
publié le vendredi 23 novembre 2007. PHR-Israel Un homme, malade du cancer, Na’el al-Kordi, est décédé à Gaza alors qu’il était en attente de la décision de l’Etat d’Israël. 7 autres patients en situation critique attendent toujours à Gaza. A son audience du 12 novembre 2007, la Haute Cour israélienne n’a pas voulu mettre en cause la politique israélienne à propos de l’accès aux soins des malades de Gaza, ni l’action coercitive du service général de Sécurité (GSS - services secrets israéliens, le Shabak) à l’encontre des malades aux postes frontaliers : elle a reporté de 7 jours sa décision concernant les malades en situation critique. Voici les trois demandes de PHR-Israel (*) à l’attention de l’Etat, déposées devant la Haute Cour de Justice (HCJ), le 7 novembre 2007 :
Prononcé de l’audience du 12 novembre 2007 :
La Cour donne 5 jours supplémentaires pour indiquer quels sont les autres malades. Résultats sur le terrain :
Réponse de l’Etat, le 19 novembre :
PHR-Israel exigera en urgence une seconde audience devant la Haute Cour. Les 5 malades à qui on refuse l’entrée :
La mort de Na’el al-Kordi On a diagnostiqué chez Na’el al-Kordi, 21 ans, un cancer (séminome) en février 2006. Il a été opéré à l’hôpital Shifaa de Gaza en mars, puis il a suivi une radiothérapie en Egypte, en avril de la même année, et ensuite une chimiothérapie à Gaza. En janvier 2007, son état s’est aggravé et en mars, on a découvert des métastases. Il a été envoyé dans un centre médical en Egypte pour y être traité, tout en ayant des difficultés à suivre des sessions régulières à cause des bouclages répétés du passage frontalier de Rafah vers l’Egypte. Sa tumeur s’était réduite de moitié et il y avait une chance de lui sauver la vie si on l’avait autorisé à se faire suivre et à recevoir les soins appropriés. Après la fermeture définitive du passage vers l’Egypte, le 9 juin 2007, Na’el a essayé de sortir de Gaza et d’aller à l’hôpital Ichilov en Israël, en passant par Eretz. Mais les autorités israéliennes lui ont refusé l’autorisation de passage pour des « raisons de sécurité ». Des recours au nom de Na’el qui ont été déposés par PHR-Israel n’ont pas réussi à faire annuler cette décision. En octobre, on lui a découvert des métastases dans le foie et diagnostiqué une jaunisse (par obstruction des voies biliaires) ; son état s’est détérioré rapidement. Bien que trois médecins israéliens aient attesté par écrit que son état était très grave et exigeait des soins sans plus tarder, sauf à mettre sa vie en danger, ceci pour l’audience du 12 novembre, la Cour a refusé d’exiger de l’Etat qu’il lui permette de passer. Le 17 novembre, Na’el est décédé à son domicile à Gaza. Le lendemain, le procureur général israélien informait l’avocat de PHR-Israel que l’autorisation était accordée. Pour PHR-Israel, le GSS considère la sécurité d’un point de vue étroit et d’une manière manipulatrice, ceci dans le but de permettre au gouvernement israélien de suivre une politique de mesures collectives contre la population civile de Gaza. Le PHR-Israel regrette la décision de la Haute Cour qui s’est défilée et a refusé d’aborder ces questions politiques. PHR-Israel rappelle au gouvernement d’Israël et à la communauté internationale que refuser de façon délibérée des soins médicaux pour des raisons qui n’ont rien à voir avec des considérations médicales peut, dans des cas extrêmes, constituer un traitement cruel, inhumain ou dégradant tels que définis par la Convention des Nations unies contre la torture. Depuis qu’Israël contrôle l’unique point de sortie de Gaza vers le monde extérieur, il porte seul la responsabilité de l’accès des malades aux soins, indépendamment du statut juridique de Gaza en tant que territoire occupé. PHR-Israel condamne avec force la politique du gouvernement israélien à l’égard de Gaza, ainsi que la carence des gouvernements dans le monde à s’opposer à la politique d’isolement mise en œuvre contre les 1 million 400 000 personnes civiles protégées de Gaza. *) Physicians for Human Rights-Israel. 20 novembre 2007 - The Electronic Intifada - traduction : JPP |