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La Palestine pour laquelle nous nous battons

Stop The Wall (traduction ISM)
publié le samedi 1er décembre 2007.

Palestine - 30-11-2007

Les manifestations de mardi dernier qui ont fait descendre des milliers de gens dans les rues de Ramallah, d’Hébron, Tulkarem, Naplouse et Gaza malgré les efforts de l’Autorité Palestinienne pour les réduire au silence, a représenté un moment crucial pour la Palestine.

Notre manifestation, qui était soutenue par les comités populaires des camps de réfugiés et plus de cent cinquante organisations et représentants de la société civile, appelait à la défense des principes fondamentaux de notre combat : le droit au retour des réfugiés, le droit à Jérusalem comme capitale de la Palestine, et le droit à notre terre.

Nous refusons la reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat juif, car cela légitimerait l’idéologie sioniste, le colonialisme, le racisme et la purification ethnique, et en fait exonérerait Israël des crimes de la Nakba, et équivaudrait à l’abandon du droit de retour. Une telle reconnaissance justifierait et renforcerait le système d’apartheid israélien à l’égard des citoyens palestiniens d’Israël.

La Palestine pour laquelle nous nous battons est celle qui défend les principes fondamentaux de nos droits nationaux et d’égalité, et qui respecte le droit démocratique des citoyens à exprimer leurs opinions en signe de protestation dans la rue.

L’Autorité a montré qu’elle ne partage pas cette vision. Mardi, elle a tenté d’empêcher les gens de faire valoir leurs droits, d’abord en interdisant les manifestations et ensuite en nous attaquant avec du gaz lacrymogène, des matraques et des jeeps de l’armée.

Le départ de l’occupant de notre terre et le droit au retour des réfugiés ne sont pas négociables, tout comme la question de Jérusalem.

Pour les opprimés et occupés, la lutte incessante et la résistance en utilisant tous les moyens nécessaires ne sont pas seulement notre droit mais c’est de notre devoir, par respect pour tous ceux qui se sont sacrifié avant nous et pour la future génération qui a le droit de vivre en liberté.

C’est notre seul moyen de nous assurer que les "négociations" abordent la façon d’obtenir nos droits et ne les abandonnent pas petit à petit.

Pourtant, pour la première fois en soixante ans de lutte, ceux qui prétendent nous représenter au niveau national ne parlent pas de résistance aux attaques de l’occupant. Au lieu de cela, ils ouvrent des négociations avec peu de sincérité en comptant sur les États-Unis, le plus fervent soutien de l’Occupation, pour qu’il agisse en tant que "médiateur honnête".

Les actions de mardi étaient importantes en tant qu’expression des voix contre Annapolis, mais aussi parce qu’en défiant l’interdiction de manifester les comités populaires, les représentants de la société civile et des partis politiques lançaient un important défi aux dirigeants palestiniens : Alors que la pression de la normalisation grandit, la lutte contre le mouvement de normalisation s’accroît.

Au cours des derniers mois, l’initiative de One Voice, une tentative destinée à obliger les Palestiniens à renier leurs droits tout en reconnaissant leurs occupants, a été mise en échec par des militants locaux.

La semaine dernière, Ramallah a accueilli une conférence destinée à mettre en place des stratégies pour vaincre l’Occupation par le boycott, le désinvestissement et des sanctions.

Des Palestiniens à l’intérieur de la Ligne Verte ont exprimé avec force leur opposition à la reconnaissance d’un État juif sur leurs terres par une décision unanime du Haut Comité de Suivi arabe, la pricipale organisation représentant les "Palestiniens de 48".

Les manifestations de mardi n’étaient pas des protestations isolées, mais elles faisaient partie d’un vaste mouvement populaire contre des concessions sur les principes de base et contre une apparente acceptation de la part des dirigeants palestiniens de l’isolement entre eux des Palestiniens à l’intérieur de la Ligne Verte, des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie et dans la diaspora.

Lors de la conférence de Chypre qui s’est déroulée en octobre, les Palestiniens des terres de 48 ont appelé tous les Palestiniens de leur patrie et de la diaspora, à construire ensemble des stratégies unifiées et à suivre des mécanismes, en guise de puissant contrepoids à la bantoustanisation israélienne.

À Annapolis, l’Autorité n’a pas soulevé la question des Palestiniens à l’intérieur de la Ligne verte, ni du droit au retour, ni du siège criminel de Gaza. Le Mur qui emprisonne les Palestiniens de Cisjordanie dans des ghettos n’était pas non plus à l’ordre du jour.

Ceux qui ont été nommés pour diriger les Bantoustans de Cisjordanie ont montré qu’ils ne représentaient même pas les Palestiniens quand ils ont réprimé brutalement nos protestations.

Dans ce soi-disant "processus de paix", seule une infime partie des Palestiniens sont représentés : ils préparent le terrain pour un résultat que le peuple palestinien ne peut pas accepter et qu’il n’acceptera pas.

Le soi-disant "processus de paix" exige non seulement que l’Autorité stoppe la résistance armée : il devient aussi clair qu’elle exigera la répression de tous ceux qui rejettent l’abandon de nos droits.

Les Palestiniens qui sont confrontés, jour après jour, à l’occupation israélienne, n’ont pas été consultés ou informés des négociations : ils n’ont droit qu’aux coups de matraques lorsqu’ils ne sont pas d’accord et qu’ils réclament leurs droits. Mardi a fait figure de test pour voir si l’Autorité serait en mesure de faire avaler aux Palestiniens un deuxième Oslo, compromettant encore plus leurs droits.

Le gouffre entre l’Autorité Palestinienne et les Palestiniens est de plus en plus évident. En effet, l’ensemble des forces politiques et sociales palestiniennes ont toutes condamné la répression de mardi.

Le choix de l’Autorité est clair : soit elle s’aligne sur les diktats des Etats-Unis et de l’Occupant, soit elle modifie radicalement sa ligne de conduite, pour revenir vers la population et ne pas oublier qu’ils sont les leaders de la lutte nationale palestinienne.

Le mouvement populaire contre la normalisation avec l’occupant va continuer à croître.

La résistance se poursuivra tant que les Palestiniens feront valoir leurs droits fondamentaux.

Source : http://stopthewall.org/

Traduction : MG pour ISM

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=7915&type =analyse&lesujet=R%E9sistances


Stop The Wall (traduction ISM)

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