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LIBERATION DE SALAH HAMOURI

publié le jeudi 24 janvier 2008.

La mère d’un Franco-Palestinien détenu en Israël déplore l’inaction du Quai d’Orsay :
- "Bien qu’il soit autant français que Gilad Shalit, dont le père, Noam, a rencontré Nicolas Sarkozy le 9 juillet, Salah Hamouri, emprisonné depuis deux ans et demi en Israël, doit se contenter, pour tout soutien, de la visite des agents du consulat français de Jérusalem."
- Article de Benjamin Barthe (Le Monde), lettre de l’UJFP à Bernard Kouchner, question écrite de Patrick Braouzek à l’Assemblée Nationale, carte postale à envoyer à Nicolas Sarkozy (initiative CAPJPO-EuroPalestine) et pétition initiée par l’AFPS (voir liens dans l’article)



Signez la pétition pour faire libérer Salah

http://www.france-palestine.org/article7743.html

Signez et faites signer le plus largement possible, faites passer l’info à toutes vos listes susceptibles de relayer la pétition.

Mobilisons nous ensemble pour faire libérer Salah sans oublier bien sûr qu’il est seulement l’UN des 11 000 prisonniers détenus par l’occupant israélien de la Palestine.


La mère d’un Franco-Palestinien détenu en Israël déplore l’inaction du Quai d’Orsay

Bien qu’il soit autant français que Gilad Shalit, dont le père, Noam, a rencontré Nicolas Sarkozy le 9 juillet, Salah Hamouri, emprisonné depuis deux ans et demi en Israël, doit se contenter, pour tout soutien, de la visite des agents du consulat français de Jérusalem.

Lorsqu’elle a appris, à la mi-octobre, que la Mairie de Paris avait dressé, dans un square du 12e arrondissement, un portrait géant de Gilad Shalit, le soldat franco-israélien retenu prisonnier dans la bande de Gaza par le Hamas, ainsi que ceux des deux soldats israéliens capturés durant l’été 2006 par le Hezbollah, Denise Hamouri n’a pu réprimer un soupire de dépit. Cette native de Bourg-en-Bresse, mariée depuis plus de vingt ans à un Palestinien de Jérusalem et habitante d’un quartier arabe de la Ville sainte, est la mère de Salah Hamouri, un jeune homme de 22 ans, accusé d’avoir trempé dans un complot destiné à assassiner le rabbin Ovadia Yossef, guide spirituel du Shass, le parti séfarade.

Bien qu’il soit autant français que Gilad Shalit, dont le père, Noam, a rencontré Nicolas Sarkozy le 9 juillet, Salah Hamouri, emprisonné depuis deux ans et demi en Israël, doit se contenter, pour tout soutien, de la visite des agents du consulat français de Jérusalem. En réponse à un courrier électronique de sa mère qui déplorait un "deux poids, deux mesures", le Quai d’Orsay a récusé toute analogie entre les deux binationaux. "Le soldat (Shalit) a été pris en otage (...) et nous essayons d’obtenir sa libération (...). Votre fils est emprisonné par les autorités israéliennes dans le cadre d’une procédure judiciaire dans laquelle nous ne pouvons pas interférer."

L’affaire remonte au 13 mars 2005, date de l’arrestation du jeune Franco-Palestinien. A l’époque, la presse locale, "sources sécuritaires" à l’appui, évoque les "repérages" auxquels Salah et deux autres jeunes Palestiniens se seraient livrés autour du domicile du rabbin Yossef, célèbre pour ses invectives anti-Arabes. Membres de la branche étudiante du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un petit parti de gauche, les trois complices supposés auraient entrepris de se procurer des "armes" et établi des "contacts" avec Ahmed Saadate, le chef du FPLP alors incarcéré à Jéricho, pour son rôle dans l’assassinat de Rehavam Ze’evi, l’ex-ministre du tourisme israélien, en octobre 2001.

"JUSTICE À DEUX VITESSES"

Deux ans et des dizaines d’interrogatoires plus tard, le dossier en cours d’examen par le tribunal militaire d’Ofer, en Cisjordanie, paraît mince. Salah Hamouri a certes reconnu être passé en voiture devant la maison d’Ovadia Yossef, dans le quartier Har Nof de Jérusalem, à l’initiative d’un de ses camarades, Moussa Darwish, qui avait livré des légumes dans le passé chez le rabbin et voulait réfléchir à un plan pour l’assassiner. Mais, d’après son avocate, Léa Tsemel, ledit complot n’est pas allé plus loin : "Ils ont roulé au ralenti, vu une caméra, fait demi-tour et n’en ont plus parlé après. Les enquêteurs n’ont trouvé aucune arme et aucun élément susceptible de prouver qu’ils étaient décidés à passer à l’acte. Il s’agit d’un acte stupide, une bravade, rien de plus."

Tout amateur et embryonnaire fût-il, ce projet risque de coûter très cher au jeune Franco-Palestinien. La charge de "complot" est passible de sept années de prison devant un tribunal militaire israélien. Moussa Darwish - parce qu’il est un habitant de Jérusalem et donc a été jugé plus rapidement - a déjà été condamné à douze ans d’incarcération. "C’est évidemment une justice à deux vitesses, dit Léa Tsemel. Les colons juifs qui avaient posé en 2003, à l’entrée d’une école palestinienne de Jérusalem, une bombe qui avait été désamorcée à la dernière minute, ont eux aussi écopé de douze ans de prison. La différence de gravité (...) est pourtant flagrante."

Sans illusions sur la justice israélienne, déçue par la frilosité du Quai d’Orsay, Denise Hamouri a eu l’idée, en juin dernier, d’écrire à Noam Shalit. Peut-être parce qu’il traverse une épreuve similaire et parce qu’il connaît "le problème des prisonniers palestiniens", ce dernier a paradoxalement su trouver les mots que les diplomates français se refusent à prononcer. Dans un courrier sobre et sensible, il déplore l’arrestation de Salah, partage la douleur de la famille Hamouri et prie en conclusion pour "les libérations imminentes de (leurs) fils".

A Paris, le 11 novembre, des militants propalestiniens ont remplacé les portraits des trois soldats israéliens par une banderole en hommage aux "11 000" prisonniers palestiniens.

mardi 25 décembre 2007

Benjamin Barthe - Le Monde

Le Monde


Lettre de UJFP à Bernard Kouchner à propos du prisonnier Salah Hamouri et les autres prisonniers palestiniens détenus par Israel

le 23.12.2007

PARIS, le 19 décembre 2007

M. Bernard KOUCHNER

Ministre des Affaires étrangères

37, quai d’Orsay

75007 PARIS

OBJET : Prisonniers politiques au Proche-Orient

Monsieur le Ministre,

En tant qu’association juive et française, nous nous adressons à vous au sujet d’un de nos compatriotes, le Français Salah Hamouri, actuellement retenu comme prisonnier politique en Israël. Lors de son intervention en faveur de la libération d’Ingrid Bétancourt, en Colombie, le Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy a dit : « J’irai chercher les Français où qu’ils se trouvent. » Ainsi vous demandons-nous de tout faire en ce qui est en votre pouvoir pour obtenir la libération de notre compatriote, le jeune Franco-palestinien Salah Hamouri.

Votre gouvernement et vous-même, vous êtes récemment engagés auprès de la famille d’un prisonnier de guerre de la région, le soldat Gilad Shalit au motif qu’il est Franco-israélien. Toutefois, après avoir reçu la famille de ce prisonnier, détenu depuis un an et demi, vous avez refusé de recevoir celle du prisonnier franco-palestinien détenu, lui, depuis près de trois ans. Il semblerait donc qu’une attention différente soit accordée à la situation de jeunes Français détenus à l’étranger, selon qu’ils possèdent une double nationalité israélienne ou palestinienne.

Or, dans le contexte d’une occupation reconnue par l’ensemble de la communauté internationale, ce jeune Franco-palestinien doit recevoir le même soutien que celui dont bénéficie le caporal Shalit. Tous deux sont citoyens français et, à ce titre, ont droit à la même protection de la part de l’État, ainsi qu’il est d’usage, dans le cadre de l’assistance consulaire, pour tout Français enlevé à l’étranger. Rien ne saurait justifier un traitement différencié.

Rappelons enfin qu’il y a actuellement trois prisonniers de guerre israéliens détenus par les forces arabes (en Palestine et au Liban), et plus de 11 000 prisonniers palestiniens détenus par les forces israéliennes. Nous attendons de la France qu’elle œuvre de façon équitable en faveur de l’élargissement de l’ensemble de ces prisonniers, qu’ils soient ou ne soient pas d’origine française. Car la libération de tous les prisonniers politiques constitue à nos yeux une des conditions essentielles de l’instauration d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre plus haute considération.

Houria ACKERMANN, Coprésidente

Michèle SIBONY, Coprésidente

Richard WAGMAN, Président d’honneur

http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=300


LIBERATION DE SALAH HAMOURI

Voici la question écrite que j’ai déposée à l’assemblée nationale pour attirer l’attention sur le sort de Salah Hamouri

Patrick Braouzek

J’attire l’attention de M. le ministre des Affaires étrangères et européennes sur la situation de Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien arrêté depuis le 13 mars 2005 par les autorités israéliennes.

Transféré en territoire israélien, il est maintenant détenu dans une prison militaire israélienne. De mère française – professeur de français depuis plus de 20 ans à Jérusalem- et de père palestinien, Salah Hamouri est étudiant à l’Université de Bethlehem.

Il a été arrêté au motif qu’il était membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et pour avoir eu l’intention d’assassiner le leader spirituel de l’organisation Shaas. Bien évidemment, il ne saurait être question de cautionner des actes de violence pas plus d’ailleurs que les actes commis par l’armée israélienne dont les attentats ciblés, l’extension des colonies illégales, les arrestations arbitraires et les nombreuses violations du droit international. Mais, il est nécessaire de rappeler que, selon ce même droit international, les Palestiniens ont le droit légitime de résister à la domination coloniale, à l’occupation et aux forces occupantes. L’État d’Israël ne respectant ni les Conventions de Genève ni les autres règles découlant des conventions tels que les deux pactes de 1966, dès lors, les actes de résistance sont des actes licites et légitimes. Sans parler des décisions du Conseil de sécurité dont n’a cure l’État d’Israël. Et sans oublier le principe inaliénable du droit des peuples à disposer d’eux mêmes consacré par la Charte des Nations Unies et réaffirmé par la résolution 2625 (XXV) de l’Assemblée générale.

Dans ce contexte de l’occupation reconnue par l’ensemble de la communauté internationale, ce jeune franco palestinien doit recevoir le même soutien dont bénéficie le caporal Shalit, capturé lors d’une incursion de son bataillon à Gaza. Soutien manifesté aussi bien par la présidence et que par des représentants du Ministère des Affaires étrangères et européennes. Ils sont tous deux citoyens français et, à ce titre, ont droit à la même protection de l’état comme cela doit être fait, dans le cadre de l’assistance consulaire, pour tout Français enlevé à l’étranger. En conséquence, il aimerait savoir ce que le gouvernement compte faire, en congruence avec l’obligation pour l’Etat français de faire respecter la IVe Convention de Genève, afin que ce jeune étudiant franco palestinien bénéficie de toute l’assistance nécessaire au regard du respect des obligations françaises en ce qui concerne les normes du droit international et celles du droit humanitaire international.

http://www.patrickbraouezec.net/pat...


Envoyez cette carte postale à Sarkozy pour exiger la libération de l’otage français Salah Hamouri, détenu en Israël

Un étudiant français, de mère française, de père palestinien résident à Jérusalem, qui n’a donc en réalité que la nationalité française, puisque la "nationalité" palestinienne n’existe pas, est détenu depuis le 13 mars 2005, dans les geôles israéliennes, sans jamais avoir été jugé. Salah Hamouri, 22 ans, étudiant à l’université de Béthléem, est ainsi retenu en otage depuis près de 3 ans, et le gouvernement français refuse de lever le petit doigt pour le faire libérer.

Le gouvernement, en la personne de Norbert Wurtz, porte parole du Quai d’Orsay a écrit à sa mère, Annick Denise Guidoux-Hamouri, professeur de français à Jérusalem, que le gouvernement français "ne peut pas interférer avec la justice israélienne" ! Ce que nos dirigeants appellent la justice israélienne, ce sont les tribunaux militaires israéliens basés dans les terrtoires palestiniens occupés, totalement illégaux au regard du droit internatinal, comme celui d’Ofer, devant lequel Salah Hamouri s’est présenté le 18 novembre dernier, pour s’entendre dire pour la 23 ème fois que l’audience était "reportée".

La mère de Salah écrit : "Le soldat Gilad Shalit sert dans une armée d’occupation, il a été pris en otage, il a un pays tout puissant (Israël) pour le protéger, et la France engage toutes les démarches diplomatiques pour sa libération. Mon fils qui est au moins aussi français, est lui aussi pris en otage par la "justice militaire" israélienne, qui n’ayant que des "suspicions" contre lui, reporte sans cesse les audiences ; et il n’a personne pour le protéger. Monsieur Sarkozy a reçu en juillet dernier les familles des soldats israéliens, mais il n’a même pas daigné répondre à mes courriers. "

Ce même gouvernement qui réclame à cor et à cris la libération de trois soldats de l’armée d’occupation israélienne, ne s’est jamais soucié du sort des 11 000 prisonniers politiques palestiniens, dont des centaines de femmes et d’enfants qui croupissent et meurent dans des cellules insalubres, privés de soins, recevant une nourriture infecte, constamment humiliés après avoir été torturés. Pas besoin de jugement la plupart du temps. ils sont coupables de dire non à l’occupation, d’être membres d’une organisation politique (Salah Hamouri est accusé d’être membre du Front Populaire de Libération de la Palestine), ou même d’être trop actifs dans la société civile, au sein d’associations palestiniennes qui apportent une aide à la population.

En octobre dernier, les gardiens israéliens de la prison de Ketziot ont attaqué les prisonniers de nuit, dans leurs tentes, pendant leur sommeil, tuant Muhammad Al-Ashqa, et blessant près de 200 autres détenus. Les prisonniers palestiniens dans de nombreuses prisons israéliennes entamèrent une grève de la faim pour protester. Qui en a parlé ?

Amneh Muna, une palestinienne de 30 ans, en prison depuis 2001, vient de subir pendant 14 mois des conditions de détention incroyables en Israël, recluse en isolement, dans une cellule de 2 m x 2,5, infectée de cafards, 23 H sur 24, avec interdiction de parler à qui que ce soit pendant la seule heure de récréation, ni de recevoir des visites. Qui en parlé ? Une campagne internationale (nous remercions tous ceux qui s’y sont joints) vient de permettre à Amneh d’obtenir des conditions de détention un peu moins barbares.

Aujourd’hui, nous vous demandons d’interpeller le gouvernement français qui collabore ouvertement avec l’occupant israélien, sur la situation de Salah Hamouri, en envoyant d’urgence cette carte postale à Nicolas Sarkozy (franchise postale pour l’Elysée : dispense de timbre).

Il faut que nous soyons très nombreux à intervenir. Merci de nous commander des cartes en quantité, dans toutes les villes de France, et de bien vouloir en diffuser autour de vous. Il suffit d’envoyer un mail avec vos coordonnées exactes (ainsi qu’un N° de téléphone) à info@europalestine.com. Le coût est de 1 euro les 5 cartes. Pour les envois postaux, merci de commander minimum 20 cartes (soit 4 euros). Mais nous comptons sur vous et sur toutes les associations pour passer des commandes plus importantes, afin que cette campagne soit rapidement massive et percutante.

Nous vous conseillons par ailleurs de demander à l’ensemble des médias d’informer leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sur la situation de ce concitoyen français retenu en otage.

Publié le 5-12-2007

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=2895



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