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2 septembre 2010
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| Partir en Palestine, agir, témoigner, rompre l'isolement : des citoyens avec le peuple palestinien |
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ENSEMBLE DES VOIX JUIVES ET ARABES APPELLENT LA POPULATION FRANCAISE A BRISER L’ ETRANGLEMENT DE GAZA
publié le mardi 5 février 2008. Pour affirmer [leur] solidarité, l’UJFP et l’ATMF organisent une collecte nationale pour aider le peuple palestinien pris en otage à Gaza. Les sommes recueillies seront verséesé au Centre palestinien des droits humains -PCHR- de Gaza. A la fin de cet article, un texte de l’UJFP : "GAZA : La mémoire n’est pas soluble dans la mer." le 15.01.2008 Un million et demi d’hommes de femmes et d’enfants qui y vivent sont punis, d’une part, en tant que Palestiniens qui ont porté au pouvoir le Hamas, lors d’ élections démocratiques et contrôlées par l’Union européenne, et d’autre part, parce qu’.après la rupture entre le Hamas et le Fatah, l’Etat d’Israël a décrété la bande de Gaza « entité hostile ». Ils sont privés d’électricité, des produits de base indispensables à l’alimentation, aux soins. Leur vie est menacée. Leur droit à la vie, à la santé est soumis au diktat du gouvernement israélien qui décide de ce qui peut entrer. En plus de ces violations graves du droit humanitaire international, l’armée israélienne continue et les incursions au cours desquelles de nombreux citoyens palestiniens sont tués, et les attentats ciblés, malgré la rencontre d’Annapolis. Aujourd’hui, le gouvernement israélien justifie la programmation prochaine d’une action militaire d’envergure sur l’ensemble de la Bande de Gaza, au prétexte que celle-ci a été déclarée « Entité Hostile » - expression ignoble qui vise à l’exclure -ainsi que ses habitants- de la géographie humaine et de toute terminologie internationale politique, sociologique. Nous devons refuser le déni du droit dont est victime l’ensemble du peuple palestinien. Nous devons refuser le sociocide de la société palestinienne dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie. Nous devons refuser et dénoncer les violations dont sont victimes les Palestiniens et nous devons exiger que les responsables israéliens des crimes de guerre ne bénéficient pas de l’impunité. Nous devons exiger que la communauté internationale respecte et fasse respecter les obligations des normes du droit international. Le refuser ensemble juifs et arabes, avec tous les Français, tous les peuples, c’est affirmer qu’il n’y a pas de fatalité, pas de « camp du mal » contre le camp du bien qui sépareraient juifs et arabes. C’est affirmer que la ligne de fracture n’est pas celle que Bush veut imposer au monde, mais celle qui sépare le respect du droit du déni de droit, celle qui reconnaît qui est la victime et qui est le bourreau, celle qui dit que le conflit n’est ni religieux ni ethnique, mais politique, et qu’il a des solutions dans le respect du droit international. Aider le peuple de Gaza à vivre, c’est donner un message d’espoir à l’ensemble du peuple palestinien ; c’est lui réaffirmer la solidarité des peuples du monde qui exigent avec lui que ses droits soient reconnus, respectés, et enfin appliqués ; c’est refuser toutes les formes de racisme qui cherchent aujourd’hui à diviser le monde. C’est, ensemble, dire que le peuple palestinien doit devenir un membre à part entière de la communauté internationale. Pour affirmer cette solidarité, l’UJFP et l’ATMF organisent une collecte nationale pour aider le peuple palestinien pris en otage à Gaza. Les sommes recueillies seront verséesé au Centre palestinien des droits humains -PCHR- de Gaza. Les contributions sont à adresser à l’ATMF : 10 rue Affre Paris 75018 ou à l’UJFP : 21 ter rue Voltaire Paris 75011 à l’ordre de GAZA 2008.
GAZA : La mémoire n’est pas soluble dans la mer.
Depuis des mois Gaza est isolée, soumise à un siège intolérable, et quotidiennement bombardée, rappelons nous de l’ « opération pluie d’été », en juin et juillet 2006, période où des témoignages de Gaza rapportés dans la presse israélienne avaient même fait état de l’usage d’armes nouvelles et non autorisées. Annapolis a rassemblé les Etats autour d’une fausse proposition de paix, qui ne respecte aucun des droits des Palestiniens, nous l’avons dénoncé, et il nous faut dénoncer aujourd’hui le silence criminel des Etats qui sont venus payer à la conférence de Paris, le prix de l’abandon du droit et de l’humanité. Dès avant la rencontre d’Annapolis, Ehud Barak ministre de la défense dans son souci de se démarquer de son concurrent Olmert, martelait qu’il n’y a pas de partenaire Palestinien et qu’il fallait régler son compte à Gaza. C’est Barak qui a mobilisé tout le cabinet israélien au lendemain d’Annapolis pour préparer l’invasion de Gaza. Au moment où la France devrait faire entendre une voix catégorique pour que s’arrête l’escalade de l’horreur, c’est Barak qui vient rencontrer Mr. Sarkozy à Paris mercredi. Inacceptable collusion : c’est le criminel de guerre qui est reçu au lieu de la victime qui devrait recevoir protection et garantie. La dénomination de Gaza « entité hostile » a permis de déshumaniser cette bande de terre peuplée d’un million et demi d’hommes, femmes et enfants, sur qui tout est permis aujourd’hui dans un silence indifférent et complice, parce que tout le monde sait ce qui se passe à Gaza, tout le monde connaît les privations d’eau, d’électricité, de médicaments, de produits alimentaires de première nécessité, tout le monde sait que Gaza est bombardée toutes les nuits et tous les jours, que sont tués des enfants, des femmes et des hommes désarmés qui ne peuvent plus vivre. Et pourquoi cet acharnement criminel ? A cause de kassams tirés sur Sderot ? Ou parce que ce territoire est dirigé par les élus du peuple palestinien du Hamas ? Ou plutôt parce que la résistance, toute forme de résistance doit être mise au pas, éradiquée ? Ou encore parce que le mépris et l’arrogance de la force sont aujourd’hui sans limite. Et parce qu’il s’agit de faire croire que ce sont ceux qui subissent l’occupation et l’oppression qui sont les coupables et les agresseurs. Nous, l’UJFP, nous avons de la mémoire, nous nous souvenons : de la nuit des persécutions dans l’indifférence du monde, comme de la chaleur de la solidarité humaine, et aujourd’hui nous savons. C’est pour cela que nous dénonçons avec la plus grande force et la plus grande douleur ce crime commis dans le silence de ceux qui se proclament des démocraties civilisées. Nous interpellons nos dirigeants élus, représentant de tous les Français, vous n’avez pas le droit de vous taire ! Vous devez intervenir et sauver Gaza et protéger les êtres humains livrés à cette barbarie. Nous interpellons le Président de la République qui a cru bon d’invoquer la mémoire de Guy Mocquet en accédant à la présidence. Monsieur le Président, souvenez-vous ! Guy Mocquet était un jeune résistant contre l’occupation. Nous en appelons à la conscience et la mémoire de nos concitoyens. Nous savons tous, nous nous souvenons tous, agissons tous ensemble. Arrêtons ce crime ! Le Bureau National de l’UJFP Paris, le 22 janvier 2008, |