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2 septembre 2010
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| Partir en Palestine, agir, témoigner, rompre l'isolement : des citoyens avec le peuple palestinien |
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Nous avons besoin d’un nouveau I. Rabin
Hind Khoury sur "actu(s)
publié le vendredi 18 avril 2008. « Nous avons besoin d’un dirigeant israélien courageux, un nouveau Yitzhak Rabin »Malgré demultiples accords et négociations, le conflit israélo-palestinien dure depuis plus de soixante ans. La présence d’extrémistes de part et d’autre suffit-elle à expliquer l’échec de la paix dans la région ? Pour Hind Khoury, déléguée générale de Palestine en France, les responsables israéliens sont les plus àmême de peser pour bâtir une paix durable*. Depuis la seconde Intifada, en 2000, toutes les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens ont échoué. Comment l’expliquer ? Après l’échec des accords d’Oslo, puis de Camp David et de Taba, les Israéliens ont renoncé à toute négociation avec les Palestiniens qui n’étaient plus, selon eux, des partenaires de paix valables. Les Israéliens ont alors mis en oeuvre une politique unilatérale de la force qui a fait plus de 6000 morts, côté palestinien. Ariel Sharon a construit un mur de 700 km, enfermant les Palestiniens dans des prisons à ciel ouvert. Les barrages, les destructions des maisons et des infrastructures, les spoliations de terres et les attaques sauvages, ont dévasté nos territoires et ruiné notre économie. Les Israéliens n’ont pas tenu leurs promesses, en particulier concernant les colonies qui ont continué de se développer. En 10 ans, la surface des territoires palestiniens est passée de 22 % de la Palestine historique à 13 % aujourd’hui ! Le gouvernement Abbas vient d’entamer des discussions avec le Hamas, au Yémen. Cela ne risque-t-il pas de bloquer les négociations avec Israël ? Ces négociations concernent les affaires politiques internes des Palestiniens. Nous sommes convaincus que Mahmoud Abbas, président de l’OLP, reste le seul partenaire des négociations de paix avec Israël. Mais nous considérons que la rivalité Hamas-Fatah demeure une affaire interne qui doit être réglée par les Palestiniens eux-mêmes. De son côté, Israël accepte dans son gouvernement des extrémistes qui prônent ouvertement le racisme et le nettoyage ethnique. Est-ce pour autant que nous refusons de discuter avec M. Olmert ? Le Hamas pourrait-il accepter de reconnaître Israël pour avancer vers un partage des territoires et l’existence réelle d’un État de Palestine ? Les accords de La Mecque de 2007 avaient permis la constitution d’un gouvernement palestinien d’union nationale qui mêlait le Fatah et le Hamas qui avait alors accepté le document d’entente de juin 2006 incluant les traités signés par l’OLP dans le passé. Cela ressemblait, à mon sens, à un premier pas vers une reconnaissance de l’État d’Israël. Mais Israël a pesé de tout son poids pour saboter ce gouvernement d’union nationale, mis au ban de la communauté internationale. Il n’acceptait pas la présence du Hamas au gouvernement. La situation de Gaza reste très préoccupante. Mahmoud Abbas a-t-il réellement les capacités de mettre fin à la mainmise extrémiste ? Mahmoud Abbas ne pourra rien faire tant que les violences et la colonisation israéliennes se poursuivront. Comment peut-il parler de paix et de démocratie à son peuple alors que la bande de Gaza est quotidiennement affamée et meurtrie par Israël ? Les conditions sanitaires de ce minuscule territoire sont dénoncées par toutes les associations humanitaires. Il faut rappeler que 55 % du budget de l’aide aux Palestiniens est consacré à la bande de Gaza : les salaires des fonctionnaires sont payés, ainsi que l’énergie ou encore les médicaments. En 2005, un accord stipulait que Mahmoud Abbas aurait dû prendre le contrôle des frontières de Gaza. Si Israël l’avait respecté, la bande de Gaza ne serait jamais tombée aux mains du Hamas. Après plus de 60 ans de conflit, qu’attendent les populations ? Régulièrement, les sondages montrent que plus de 70 % des Israéliens comme des Palestiniens sont pour une paix durable avec leurs voisins. C’est aux responsables politiques israéliens qui ont un pouvoir sans commune mesure avec celui de Mahmoud Abbas de prendre les initiatives pour bâtir une paix durable. Nous avons besoin d’un dirigeant israélien courageux, un nouveau Rabin, qui puisse sceller la paix dans cette région qui a trop souffert. Les États-Unis peuvent-ils encore jouer un rôle dans l’adoption d’un processus de paix ? Malgré leur politique contestée au Moyen-Orient, les États-Unis restent un partenaire incontournable. Le récent sommet d’Annapolis a envoyé des signes plutôt encourageants qui rompaient avec une politique américaine traditionnellement alliée d’Israël. Seuls les Américains ont véritablement les moyens d’obliger Israël à respecter le droit international. Toutefois, tout le monde a un rôle à jouer dans ce conflit, en particulier l’Europe et la France. Aujourd’hui, quelle solution serait, selon vous, la meilleure pour accéder à une paix durable ? Le principe de deux États est la solution connue de tous. La plupart des pays arabes sont prêts à offrir une sécurité durable à Israël contre la terre qui leur appartient. Pour cela, il s’agit de revenir aux frontières d’avant 1967, et de rendre aux Palestiniens Jérusalem-Est qui sera la capitale de leur futur État. Nous attendons également une solution juste pour les réfugiés dont nous commémorons cette année les 60 ans de leur déplacement après la « Nakba » (catastrophe) de 1948. À l’époque, 850 000 Palestiniens virent leurs 531 villages rasés. Propos recueillis par Fanny Costes *La semaine prochaine, L’hebdo recueillera la parole de Daniel Shek, ambassadeur d’Israël en France. http://actus.parti-socialiste.fr/20...
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Hind Khoury sur "actu(s)
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