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2 septembre 2010
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| Partir en Palestine, agir, témoigner, rompre l'isolement : des citoyens avec le peuple palestinien |
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Gaza l’oubliée
publié le dimanche 13 juillet 2008. Ziad Medoukh : Un appel à la conscience mondiale avant tout
Gaza l’oubliée
Un appel à la conscience mondiale avant tout
Nous les palestiniens, nous n’oublierons jamais la solidarité internationale avec notre cause noble, la cause internationale, la cause de tous les gens qui luttent pour un avenir sans violence et sans guerre ; un avenir de paix et de liberté. Les palestiniens appréciaient beaucoup tous les mouvements de solidarité internationales avec leur lutte contre l’occupation, l’oppression et contre l’injustice et en particulier les organisations de solidarité populaires qui continuent à aider les palestiniens par tous les moyens pour avoir ses droits surtout son droit à avoir un état libre et indépendant sur ses territoires occupés. Les mouvements de solidarité internationales à travers leurs actions et leur mobilisation soit dans leurs pays, soit en Palestine à travers des actions concrètes et des manifestations contre le mur ; contre l’occupation et la colonisation et à travers leur présence permanente avec les palestiniens ont aidé à l’évolution de l’opinion publique internationale surtout en Europe en faveur des droits des palestiniens. C’est vrai que la communauté internationale, et je parle ici des états, des gouvernements, des organisations internationales y compris les Nations Unies - malgré quelques initiatives courageuses- ils n’ont pas réagi d’une façon objective pour régler ou trouver une solution juste pour le conflit israélo- palestinien qui dure depuis plus de soixante ans sans une solution juste et égale, on peut dire que les palestiniens souffrent de l’occupation certes mais ils souffrent encore de l’absence de la communauté internationale voire de la complicité de cette communauté internationale ce que a aggravé la souffrance de notre peuple ; et l’exemple concret de l’isolement et du blocus imposés sur la Bande de Gaza montre une fois de plus que la communauté internationale est silencieuse voire absente devant la situation très difficile pour plus d’un million et demi de palestiniens. Où sont les solidaires ? Il est où le monde libre ? Elle est où la communauté internationale ? Des questions posées et répétées par des simples citoyens de Gaza qui s’interrogent souvent sur leur sort avec cet embargo imposé par les forces de l’occupation israélienne non contre un mouvement ou une faction mais contre une population civile entière. Ces interrogations innocentes des Gazaouis surtout après les 14 mois de blocus intensif imposé par les Israéliens contre la bande de Gaza donnent un indice que Gaza et les Gazaouis sont oubliés par le reste du monde et que le sort de plus d’un million d’habitants de Gaza va vers l’inconnu. Depuis plus d’un an ; toutes les frontières et tous les passages qui relient Gaza à l’extérieur sont fermés par ordre militaire israélien et ces passages ont été ouverts même pas 30 jours pendant cette année pour faire entrer des aides alimentaires et quelques quantités limitées de carburants à peine suffisantes pour satisfaire les besoins énormes de la population en difficulté, au chômage et qui vit dans la misère. Plus de 200 malades ont trouvé la mort à cause de manque de médicaments et de l’interdiction israélienne de leur permettre de se soigner dans les hôpitaux israéliens et voisins. Plus de 9000 usines et ateliers ont été fermés, sans oublier les pertes de secteur agricole à cause de ce blocus ; et plus de 2000 étudiants ont perdu leur année anniversaire dans les universités arabes et étrangères et plus de 5000 palestiniens ont perdu leur travail et résidence dans les pays arabes et ils sont toujours bloqués à Gaza. Imaginez-vous ; des régions et des quartiers à Gaza qui restent deux ou trois jours entiers sans eau ni électricité avec des conséquences graves sur l’environnement. Le chômage atteint 80% de la population active et 85% des palestiniens de Gaza vivent avec l’aide alimentaire distribuée par les Nations Unies et les organisations humanitaires. Toute la vie est paralysée à Gaza, rien ne fonctionne à Gaza sauf les deux secteurs essentiels : l’éducation et la santé ; l’éducation pour nous les Palestiniens est le seul flambeau qui nous reste face à l’injustice et l’indifférence. Gaza est devenue une ville fantôme malgré la volonté et les espérances d’un peuple isolé et d’une population affamée. La situation est toujours inquiétante à Gaza malgré les mensonges israéliens d’apaiser le siège ; la situation sur le terrain ne marque aucun signe d’amélioration. En isolant Gaza l’armée israélienne est en train de commettre un crime contre l’humanité, en enfermant la population civile dans une grande prison à ciel ouvert, le gouvernement israélien est en train de tuer tout espoir dans le processus de paix. Devant cette situation très difficile, les Gazaouis se sentent oubliés par tout le monde ; par les voisins arabes d’abord, par la communauté internationale et le monde libre. Devant ces crimes et devant la mort lente qui attend les citoyens innocents de Gaza il n’y a aucune condamnation de la part des organisations internationales y compris les organisations qui défendent les droits de l’homme et les gouvernements qui prétendent la démocratie et la liberté et c’est rare qu’un responsable de ces organisations ose visiter la bande de Gaza pour constater au moins la souffrance permanente de cette population en crise. Personne de ce monde libre n’ose dénoncer l’intolérable de la situation de siège auquel est soumis la population de Gaza. A Gaza tout est mort, tout est perdu sauf l’espoir mais devant ces difficultés, devant la misère, devant ces crimes et devant l’absence et le silence voire la complicité de la communauté internationale cet espoir suffira-t-il pour les Gazaouis pour oublier leur souffrance, leur isolement ? Mais surtout d’oublier qu’ils sont oubliés par le monde entier ?! Ziad Medoukh |