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Jayyous, Falamia : Israël démantele des sections de mur près de Qalqilya

publié le mercredi 30 juillet 2008.

Jayyous, Falamia : Israël accepte de démanteler des sections de mur près de Qalqilya

Mardi 29 juillet 2008 – Saed Bannoura – Imemc et agences

Israël a finalement accepté de démanteler une section de 2,4 km du mur d’annexion au nord de Qalqilya (au nord-ouest de la Cisjordanie). La décision a été rendue après 5 années de délibérations par les tribunaux israéliens. La décision permettra à des Palestiniens de retrouver 2 600 dunums de leurs terres agricoles qui avaient été isolées derrière le mur. Les terres appartiennent aux villageois de Jayyous et de Falamia.

Israël a rasé aux bulldozers 100 serres appartenant à ces villageois et construit la section du mur de manière à ce que les vergers se retrouvent isolés derrière le mur, à proximité de la colonie de Tzofim.

Le tribunal a décidé que cette section du mur devait être enlevée et que le mur soit monté plus proche de la Ligne verte qui sépare Israël et la Cisjordanie. Le coût est estimé à 50 millions de NIS (sheckels) (soit : 9,1 millions d’€).

Ce nouvel itinéraire avait été proposé il y a plusieurs années par le Conseil pour la paix et la sécurité mais le gouvernement israélien n’en avait pas tenu compte. Le quotidien israélien, Ha’aretz, indique que le chef d’état-major israélien, Gabi Ashkenazi, affirmait que c’était au gouvernement, et non à l’armée, de déterminer l’itinéraire exact du mur. La section du mur en question a été construite en 2003 et les habitants des villages palestiniens du secteur avaient déposé plainte devant la Haute Cour de Justice israélienne contre cette construction.

Dans une décision similaire rendue en 2006, le tribunal a critiqué fermement le gouvernement israélien pour avoir dissimulé le fait que le mur était planifié dans ce secteur pour permettre l’expansion des colonies et de nouvelles à construire et non pour des considérations sécuritaires.

En 2007, un tribunal a rendu une décision identique concernant le mur près du village de Bil’in, à l’ouest de Ramallah, et déclaré que l’itinéraire du mur « devait être motivé par des considérations sécuritaires et non par des projets d’expansions de colonies ».

La dernière décision est considérée comme une victoire partielle par les villageois du fait que le mur, avec le nouveau projet, annexera 400 dunums, au lieu des 3 000 par l’itinéraire initial qui permettait ainsi la construction d’un nouveau quartier dans la colonie illégale de Tzoffin.

Le 9 juillet 2006, la Cour internationale de Justice de La Haye a rendu un avis qui a jugé le mur illégal car construit sur les terres palestiniennes. Le tribunal a également jugé qu’Israël devait indemniser les Palestiniens pour les dommages provoqués sur leurs terres par la construction du mur. Israël ne tient aucun compte de cette décision.

http://www.imemc.org/article/56242

tracé en rouge : le mur actuel

Modification du tracé du mur de sécurité (Bil’in)

Un village de paysans palestinien fait plier l’Etat hébreu. 29 juillet 2008 Serge Dumont

C’est l’histoire du pot de terre contre le pot de fer. Celle du petit village palestinien de Bil’in (Cisjordanie), dont les habitants ont fait plier l’establishment militaire israélien et obtenu que le tronçon du « mur de séparation » les coupant de leurs terres agricoles soit déplacé.

Cela n’a pas été facile. Depuis la confiscation de leurs champs en 2003, les habitants de Bi’lin ont manifesté quasi quotidiennement contre le mur. Soutenus par des pacifistes israéliens et par des volontaires étrangers, ces agriculteurs peu au fait de l’action politique en sont souvent venus aux mains avec les soldats de l’Etat hébreu chargés de protéger le chantier.

En outre, ils ont multiplié les recours devant la Cour suprême d’Israël, qui a d’abord rejeté leur plainte avant de leur donner raison en 2006. Sur le terrain, le Ministère israélien de la défense a ignoré ces injonctions. Il a poursuivi les travaux tels qu’il les avait planifiés. Jusqu’à l’entrée en fonction du nouveau chef de l’état-major de l’armée israélienne, Gaby Ashkenazi, en février 2007. Celui-ci a rapidement découvert que le tracé du chantier n’avait pas été déterminé pour protéger l’Etat hébreu contre des infiltrations de terroristes kamikazes, mais pour abriter des nouveaux quartiers planifiés dans une colonie juive située à quelques kilomètres de là.

Quitte à voir Tsahal perdre la face, le brigadier général a décidé de plaider en faveur d’un nouveau tracé de chantier, beaucoup plus près de la « ligne verte » qui séparait l’Etat hébreu de la Cisjordanie avant la guerre des Six-Jours (juin 1967).

Résultat de ce revirement ? Deux mille quatre cents mètres de mur seront rasés pour être reconstruits un peu plus loin. Quant aux Palestiniens, ils récupéreront 60% de la superficie de leur village qui avaient été annexés par le chantier. Deux cent soixante hectares de vergers et d’oliveraies laissés à l’abandon depuis cinq ans, mais qu’ils promettent de remettre rapidement en état pour récupérer leur titre ancestral de « plus beau jardin de la Cisjordanie ».

http://www.letemps.ch/template/inte...



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