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30 juillet 2010
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| Partir en Palestine, agir, témoigner, rompre l'isolement : des citoyens avec le peuple palestinien |
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Il faut mettre fin à l’impunité d’Israël
Appel d’universitaires français
publié le lundi 16 février 2009. Les témoignages qui s’accumulent montrent à l’évidence qu’Israël a commis à Gaza de véritables crimes de guerre, en affamant, en privant de soins, puis en massacrant, à l’abri de tout regard médiatique, une population dépourvue de tout moyen de fuir ou de se défendre. Les images et les récits qui nous parviennent maintenant sont insoutenables. Il ne s’agit pas là de « bavures » dont se seraient rendu coupables quelques militaires, mais d’une politique délibérée qui relève du nettoyage ethnique. Comme le disait un appel paru dans le Guardian du 16 janvier dernier et signé par 300 personnalités du monde universitaire britannique, l’objectif est bien d’éradiquer les Palestiniens en tant que force politique capable de résister à l’expropriation continue de leurs terres et de leurs ressources. Il faut mettre fin à l’impunité d’Israël. Ni l’aide humanitaire ni l’appel à prolonger le cessez-le-feu ne suffisent. Le blocus de Gaza doit être levé et Israël, avec ses responsables politiques et militaires, doit être jugé pour crimes de guerre. Nous demandons au gouvernement français et à la population française de prendre toutes les mesures pratiques pour obliger Israël à accepter ces exigences, et en premier lieu d’appliquer un programme de boycott, de cessation des investissements et de sanctions. Les signataires de ce texte s’engagent à cesser toute collaboration avec les institutions israéliennes participant à l’occupation, et se déclarent solidaires de ceux qui en Israël luttent courageusement pour les droits humains, sociaux et politiques des Palestiniens. Séraphin Alava, Professeur à l’Université Toulouse 2 Georges Audi, Directeur de recherche au CNRS Michel Balabane, Professeur à l’Université Paris 13 Viviane Baladi, Directrice de recherche au CNRS Etienne Balibar, Professeur émérite à l’Université Paris Ouest Daniel Bensaïd, Professeur à l’Université Paris 8 Tsouria Berbar, Chercheuse à l’INSERM Rudolf Bkouche, Professeur émérite à l’Université de Lille I Edgar Blaunstein, Economiste Michel Bonneu, Professeur à l’Université de Toulouse Alain Brossat, Professeur à l’Université Paris 8 Eve Caroli, Professeur à l’Université Paris-Ouest, membre de l’Institut Universitaire de France Hélène Carteron, Ingénieure à l’INSERM, Paris Sonia Dayan-Herzbrun, Professeure émérite à l’Université Paris 7 Ivar Ekeland, Président honoraire de l’Université Paris-Dauphine Mireille Fanon-Mendès-France, Juriste, collaboratrice parlementaire Jacques Fontaine, Professeur à l’Université de Franche-Comté Dominique Fougeyrollas, Chargée de recherche au CNRS Nicole Gabriel, Maître de conférences à l’Université Paris 7 Marie-Madeleine Gombert, Chargée de recherche au CNRS Danielle Haase-Dubosc, Directrice de Reid Hall, Université de Columbia à Paris Boutros Hallaq, Professeur à l’Université Paris 3 Michael Harris, Professeur à l’Université Paris 7, membre de l’Institut Universitaire de France Jacques Henry, Maïtre de conférences honoraire, Université de Paris Sud Bernard Jancovici, Professeur émérite à l’Université Paris Sud Alain Joxe, Directeur d’Études à l’EHESS Baudoin Jurdant, Professeur à l’Université Paris 7 Sylvia Klingberg, Ingénieure d’étude à l’INSERM Lydie Koch-Miramond, astrophysicienne, conseillère scientifique de la Commission à l’énergie Hubert Krivine, Maître de conférences à l’ Université Paris 6 Michelle Lanmuzel, Professeur de lettre Pierre Lantz, Professeur émérite à l’Université Paris 8 Ariane Lantz, Professeur honoraire de philosophie Juliette Leblond, Directrice de recherche au CNRS Catherine Lévy, Chercheuse au CNRS (Paris I) Jean-Marc Lévy-Leblond, Professeur émérite à l’Université de Nice-Sophia-Antipolis Roland Lombard, Directeur de recherche au CNRS, Président du CICUP Aïcha Maherzi, Directrice de recherche au CREFI, Toulouse Joëlle Maillefert, PRAG à l’IUT de Cachan Bernard Maitte, Professeur à l’Université Lille I Véronique Nahoum-Grappe, Chercheuse à l’EHESS Annie Najim, Professeure à l’Université de Bordeaux 3 André Nouschi, Professeur honoraire à l’Université de Nice Olivier Pène, Directeur de recherche honoraire au CNRS Véronique de Rudder, Chargée de recherche au CNRS Emmanuel Rollinde, Maître de conférences à l’Université Paris 6 Alain Romey, Professeur à l’Université de Nice-Sophia-Antipolis Catherine Samary, Maître de conférences à l’Université Paris-Dauphine Pierre Schapira, Professeur à l’Université Paris 6 Marie-Ange Schiltz, Ingénieure de recherche au CNRS Geneviève Sellier, Professeure à l’Université de Caen, membre de l’Institut Universitaire de France Alexis Tadié, Professeur à l’Université Paris 4, ancien directeur de la Maison Française d’Oxford Françoise Thébaud, Professeure à l’université d’Avignon, membre de l’Institut Universitaire de France Gérard Toulouse, Directeur de recherche au CNRS, membre de l’Académie des Sciences Odile Vacher, Maître de conférences à l’Université Paris XI Eleni Varikas, Professeur à l’Université Paris 8 Tassadit Yacine, Directrice d’étude à l’EHESS Israel’s impunity must end Reports have made it clear that Israel’s actions in Gaza amount to war crimes : a population denied all possibility of escape or self-defense has been starved, deprived of medical care, and massacred beyond the view of the media. Images and accounts of the results of these actions are now reaching us, and they are frankly unbearable. It is not a matter of "excesses" committed by a few soldiers, but rather of a deliberate policy that borders on ethnic cleansing. To quote a letter signed by 300 British-based academics and published in the Guardian January 16, " The goal of this war has never changed : to use overwhelming military power to eradicate the Palestinians as a political force, one capable of resisting Israel’s ongoing appropriation of their land and resources." Israel’s impunity must end. Neither humanitarian aid nor a call to extend the ceasefire will suffice. The blockade of Gaza must be lifted and Israel, together with its political and military leaders, must be tried for war crimes. We ask the French government and the French population to take all practical measures to force Israel to accept these demands, and, first of all, to define and apply to Israel a program of boycott, divestment, and sanctions. We who have signed this text commit ourselves to cease all collaboration with Israeli institutions participating in the occupation, and declare our solidarity with those who in Israel struggle courageously for the human, social, and political rights of Palestinians. Appel d’universitaires français
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