![]() |
|
30 juillet 2010
|
| Partir en Palestine, agir, témoigner, rompre l'isolement : des citoyens avec le peuple palestinien |
|
Autres articles du dossier evenement
La CCIPPP à la Semaine anticoloniale 2010
publié le jeudi 25 février 2010. Pourquoi la CCIPPP s’associe-t-elle à la semaine anticoloniale et à la manifestation du 27 février pour la suppression du ministère de l’immigration et de l’identité nationale ? Parce que la situation en Palestine est une situation coloniale. Le conflit israélo-palestinien est le résultat de la politique coloniale européenne, et la politique israélienne est dirigée par des principes de ségrégation et d’appropriation qui sont de nature coloniale. Parce qu’Israël est un Etat identitaire qui choisit son immigration, qui a défini une identité nationale et refuse violemment tout ce qui n’entre pas dans ce cadre. Parce que la perception du problème palestinien en France reste aujourd’hui encore marquée par l’histoire coloniale de la France. L’imaginaire colonial biaise la façon dont on nous présente et dont on regarde la Palestine : du stéréotype du violent fellaga à celui du terroriste palestinien, rien n’a vraiment changé sous le soleil de France. Parce qu’une mobilisation de rue en faveur de la Palestine est mise en scène dans le discours médiatique comme une « importation du conflit », comme la menace d’une population qui serait « étrangère » à l’identité nationale, de génération en génération. Parce que le soutien des Arabes et des musulmans de France à la Palestine est immédiatement soupçonné d’antisémitisme, d’entorse aux valeurs de la République – au moment même où un élu local, d’ailleurs favorable à une coopération économique de sa région avec Israël, tient des propos ouvertement antisémites à l’égard d’un ancien ministre, des propos qu’on n’entendait jusqu’alors que dans la bouche des dirigeants de l’extrême droite française. Parce que l’identité nationale, c’est d’abord la résistance : la résistance, au nom de principes humains, à l’enfermement sur soi et au silence. Parce que l’identité nationale, c’est l’immigration, passée et présente, l’hospitalité, une capacité d’accueil, d’écoute et de mise en relation avec les autres peuples du monde – toute chose qui ont été et qui sont au cœur de l’ensemble du projet national palestinien.
La CCIPPP s’associe donc à la semaine anticoloniale
Elle coorganise, avec Génération Palestine, l’UJFP et la collaboration de l’ACCA, une conférence débat le 24 février : « Palestine/Israël : une question coloniale, une question française ? » (Salle Jean Dame, 17 rue Leopold Bellan, 75002).
Elle appelle aussi à la manifestation pour la suppression du ministère de l’identité nationale, à partir de 15h au départ de place de la Bourse.
|