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30 juillet 2010
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| Partir en Palestine, agir, témoigner, rompre l'isolement : des citoyens avec le peuple palestinien |
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Des coups de feu tirés sur des militants qui testaient la “zone interdite” à Gaza
Ma’an - 9 février 2010
publié le mardi 9 février 2010.
Une petite dizaine de manifestants palestiniens et internationaux qui s’approchaient du secteur le plus au nord, à l’intérieur de la bande de Gaza, dimanche, ont essuyé des tirs des forces israéliennes qui opéraient en « zone interdite », à l’intérieur des frontières de l’enclave côtière. Les forces armées israéliennes ont tiré quatre coups de feu sur le groupe quand celui-ci s’est approché du passage frontalier d’Erez, dit Saber Az-Za’anin, coordinateur d’Initiative locale, une organisation basée à Beit Hanoun, qui veut récupérer quelque 300 mètres de terres agricoles privées. Az-Za’anin raconte que les soldats ont crié sur les manifestants, leur demandant de quitter le secteur, puis ont ouvert le feu quand d’abord ils ont refusé. « Nous avons décidé de partir pour sauver notre peau et éviter tout danger… nous voulons briser le siège d’une manière non violente, » dit-il. Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré à Ma’an que « les soldats des FDI avaient remarqué un rassemblement suspect dans une zone restreinte dans le nord de la bande de Gaza. Les soldats ont réagi selon les procédures avec des tirs de sommation en l’air. » Il y a quelques semaines, un avion israélien avait largué des tracts d’avertissement au-dessus de la bande de Gaza, répétant que les Palestiniens avaient l’interdiction de s’approcher de ces zones, situées à l’intérieur de la bande de Gaza et tout au long de sa périphérie. Des manifestations semblables ont eu lieu à quatre reprises ces dernières semaines, c’est pendant la dernière que les manifestants se sont approchés le plus près de la frontière Gaza/Israël. Pour marquer cette avancée, deux drapeaux palestiniens ont été plantés à l’endroit jusqu’où les manifestants sont arrivés, selon eux à une cinquantaine de mètres de la clôture. Les militants d’ Initiative locale « sont déterminés à reconquérir le droit de circuler librement sur chaque pouce de la terre palestinienne et à soutenir les agriculteurs pour qu’ils puissent continuer à exploiter leurs terres proches de la frontière, alors qu’ils y sont souvent exposés aux tirs et aux menaces, » a déclaré ISM (International Solidarity Movement) dans un communiqué. Le secteur de Beit Hanoun, situé dans le nord-est de la bande de Gaza, a subi d’importantes destructions durant l’agression militaire israélienne lancée en décembre 2008. De nombreuses maisons ont été complètement démolies et il n’y a aucun immeuble à être resté debout à proximité de la frontière. Tout cela, combiné avec l’imposition d’une « zone tampon » et une absence générale de sécurité, fait que l’activité agricole est extrêmement risquée dans une région qui, en d’autres circonstances, est fertile, où le blé, les légumes et les fruits, dont les célèbres fraises de Gaza, ont été cultivés pendant des siècles. Ma’an - 9 février 2010
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