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Interview (en 2 parties) de Thomas Sommer, coordinateur de la CCIPPP ayant participé à la flotille de la Liberté (+ITW France Info et RFI et chat) suivi de "Un État criminel et voyou", communiqué de la CCIPPP

publié le lundi 7 juin 2010.

- Gaza : interview de Thomas Sommer-Houdeville, militant des Missions civiles en Palestine
- L’intégralité du débat avec Thomas Sommer, coordinateur de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien, vendredi 4 juin, à 14 h : chat sur LEMONDE.fr
- La solidarité avec la lutte du peuple palestinien devient le symbole d’une bataille contre la barbarie, contre la loi de la jungle que pratique Israël.
- "Le dernier set"
- interview Libé-Orléans


Interview Vidéo : Première partie :


Interview Vidéo : Deuxième partie :


"Le dernier set"


Interview-Libé-Orléans


http://www.rfi.fr/moyen-orient/20100604-gaza-interview-thomas-sommer-houdeville-militant-missions-civiles-palestine

Nouveau témoignage d’un français qui se trouvait à bord de la Flotille pour Gaza, interceptée lundi matin par un commando israélien...

Thomas Sommer-Houdeville est un militant des Missions civiles en Palestine. Il se trouvait à bord du bateau Sofia, sur lequel aucune victime n’est à déplorer. Il a été joint au téléphone à Athènes, avant son retour en France.

Lire aussi, et ecouter l’interview, sur le site de France-Info : http://www.france-info.com/monde-moyen-orient-2010-06-04-flottille-de-gaza-le-militant-francais-s-est-senti-abandonne-450566-14-19.html


Chat

Un militant de la flottille : "Nous nous sommes sentis abandonnés par la France"

LEMONDE.FR | 04.06.10

Coordinateur de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP), Thomas Sommer, est l’un des neuf Français qui ont participé à la flottille pour Gaza, arrêtée lundi 31 mai par un assaut de l’armée israélienne dans les eaux internationales qui a fait neuf morts. Au lendemain de son retour en France, il a répondu vendredi 4 juin aux questions des internautes du Monde.fr.

Daniel : Qui êtes-vous ? Sur quel bateau étiez-vous ?

Thomas Sommer : Je fais partie des campagnes civiles internationales pour la protection du peuple palestinien, et on a un site web : www.protection-palestine.org. J’étais sur le cargo grec, le Sophia, où l’on était environ vingt-cinq à trente : Français, Italiens, Suédois...

Emmanuel : Comment s’est formée cette flottille ? Quelle association en a été l’initiatrice ?

Thomas Sommer : Il y a plusieurs associations qui ont mis leur projet en commun : une association grecque, Ship to Gaza, qui représente un collectif d’associations, de syndicats, qui ont mis leurs forces en commun pour acheter un cargo, de l’équipement. Ensuite, il y a l’organisation Free Gaza Movement, qui est à majorité anglo-saxonne. Ensuite Ship to Gaza Suède, un collectif suédois qui a fait la même chose en Suède. Il y a aussi IHH, la grosse organisation humanitaire turque, qui existe depuis au moins dix ou quinze ans. Et aussi une organisation située entre Belgique et Angleterre : Campaign to End the Siege on Gaza, une ONG qui fait du lobbying auprès de l’Union européenne pour faire lever le siège. Ce sont les principales organisations qui ont été le moteur de cette action.

J’ai travaillé avec les amis grecs depuis deux ou trois mois. Eux, ils travaillent sur cette opération depuis quasiment un an. Un cargo, 1 500 tonnes de chargement : imaginez l’ampleur du travail ! J’ai plus travaillé pour essayer de mobiliser les réseaux de députés en France, en Europe, et aussi en termes médiatiques sur d’autres réseaux internationaux. Cette opération avait deux objectifs : d’une part, l’urgence humanitaire ; d’autre part, montrer qu’il faut lever ce siège criminel, inhumain.

Daniel : Comment cela s’est passé sur le bateau ? Avez-vous tenté une quelconque opposition aux forces de l’ordre ?

Thomas Sommer : Ce n’était pas les forces de l’ordre, mais des commandos de la marine israélienne, qui n’avaient rien à faire en plein milieu des eaux internationales. Ce ne sont pas des policiers qui ont arrêté des militants à Tel-Aviv ou Haïfa, mais des commandos qui ont attaqué des civils dans les eaux internationales ! Cela s’est passé de façon violente : de nuit, nous avons été attaqués par des bâtiments de guerre, nous avons eu droit aux frégates, à des navires énormes, et aussi des Zodiac remplis de commandos cagoulés, habillés en noir, et des hélicoptères de combat.

Cela dit, nous avons eu de la chance. Nous étions assez peu sur notre cargo, il y avait un député suédois, un écrivain suédois de renom, Henning Mankell. Quand les deux Zodiac nous ont abordés, nous nous sommes réfugiés en bloc autour de la cabine du capitaine. Ils ont sorti des Taser et ont tiré à bout portant sur les copains qui étaient les premiers devant eux. Ils sont tombés sur le coup puis ils se sont fait tabasser, et une fois que quatre ou cinq étaient à terre, ils ont sorti les pistolets et fusils mitrailleurs. Nous nous sommes mis à terre, ils sont entrés dans la cabine du capitaine et ont pris le contrôle du bateau. Ensuite, ils nous ont pris un par un et nous ont regroupés dans un coin du bateau.

guy grec : Mais vous aviez été prévenus pendant cinq heures par radio des risques que vous couriez !

Thomas Sommer : Nous, nous avions annoncé que nous allions à Gaza. Sauf que notre cap c’était l’Egypte, car nous voulions arriver le plus tard possible dans la zone des 25 milles au large de Gaza, pour pouvoir négocier. Nous ne nous attendions pas à être attaqués à 4 heures du matin. Les Israéliens nous disaient "Arrêtez-vous". Ils n’avaient pas le droit de le faire, puisque nous étions dans les eaux internationales. Nous le leur avons dit. Nous étions en communication avec les gouvernements turc et grec, les seuls qui auraient eu le droit de nous demander de nous arrêter, et ils ne nous ont rien demandé.

Ben : Sur le Mavi-Marmara, pourquoi transporter des barres de fer, couteaux, etc., sur un bateau en mission humanitaire ?

Thomas Sommer : Sur n’importe quel bateau, on trouve au moins une masse, des couteaux de cuisine, du matériel pour faire de la mécanique... C’est ça qu’ils ont trouvé. Nous aussi, sur notre bateau, les soldats israéliens ont trouvé trois couteaux de cuisine, un cutter, une hache et une masse. Ils nous ont expliqué que c’était des armes. Mais sur n’importe quel bateau civil, on trouve ce genre de matériel. La hache sert en cas d’incendie, pour couper des cordes, par exemple.

Deuxième chose : sur le Marmara, les gens se sont défendus comme ils ont pu. Ils se sont fait tirer dessus et se sont défendus avec ce qu’ils avaient sous la main. Imaginez la même situation en Somalie : un cargo français est attaqué en pleine nuit par des pirates, il y a neuf morts, et on apprend qu’à un moment donné les marins français ont essayé de se défendre. Moi, je pense que ce sont des héros et des victimes.

Ben : Que pensez-vous des vidéos montrant les passagers du Mavi-Marmara attendant les soldats israéliens, armés de barres de fer, avant même que ces derniers ne soient montés sur le bateau ?

Thomas Sommer : Ce que j’ai vu, ce sont des gens qui se sont défendus contre des soldats qui les agressaient de nuit, au milieu des eaux internationales, avec ce qu’ils avaient sous la main. Ces gens avaient le droit de se défendre. Comme ils le pouvaient. Et ils n’ont tué personne. Sur le bateau turc, aucun soldat israélien n’a été tué.

Laurent : Comment avez-vous été traité une fois arrêté par la police israélienne ?

Thomas Sommer : Mal. Beaucoup de mes camarades ont été tabassés. Un journaliste italien de la RAI est allé directement à l’hôpital à son retour, à l’aéroport. Ceux qui n’ont pas été tabassés, comme moi, ont été mis en prison. Nous avons été maltraités. Ils ne nous ont pas torturés, mais nous ont traités comme des chiens.

bert : Certaines des associations turques présentes dans la flottille sont proches du Hamas. Pourquoi des gens de gauche modérés ont-ils pris le risque de s’associer à elles ? L’effet n’aurait-il pas été meilleur si des gens modérés s’étaient mis en route avec une flotte plus petite, mais sans risques d’amalgame avec le Hamas ?

Thomas Sommer : Une association, comme l’association turque IHH, qui tente d’envoyer du matériel humanitaire dans la bande de Gaza depuis plus de dix ans est forcément en contact avec les autorités locales, à savoir le Hamas. Toutes les ONG qui travaillent à Gaza discutent avec le Hamas. On est obligé à un moment donné de passer par eux. Quant à l’idée de partir de notre côté, sur une flotte plus petite, je pense qu’agir chacun dans son coin n’a aucun sens. L’intérêt est d’avoir une flottille internationale qui agisse. C’est le symbole qu’on a envoyé. Des Turcs, des Anglais, des Italiens, des Français... qui agissent ensemble. A un moment donné, on ne supporte plus que la communauté internationale reste passive face à ce qui se passe à Gaza. Il faut que le siège soit levé. On était une cinquantaine de nationalités à le crier haut et fort.

Hélène : Comment s’est passé le retour en France ? Avez-vous été reçus par un membre du gouvernement ?

Thomas Sommer : Personne ne nous a reçus, et très franchement, là-bas on s’est senti abandonnés. La seule personne qu’on a vue quelques minutes dans le sud d’Israël, c’est un attaché culturel du consulat, qui n’avait aucun pouvoir. Ceux qui nous ont sauvés, moi et mes deux copains, ce sont les Grecs et l’ambassadeur grec, qui a fait quelque chose de fantastique qu’il n’était pas obligé de faire. C’est pour cela que nous sommes arrivés en Grèce : les Grecs nous ont pris dans leur avion militaire, et ensuite nous nous sommes débrouillés pour rentrer à Paris. Mais à aucun moment, le gouvernement français ne nous a proposé un rapatriement. Et nous sommes rentrés à nos frais.

Samedi dernier (le 29 mai), dans une dépêche que j’ai sous les yeux, le gouvernement français annonce qu’il est pour la levée immédiate du blocus, "au moment où sept bateaux humanitaires arrivent à Gaza". Donc pour nous, il nous soutenait. Et le Rachel-Corrie faisait partie de la même flottille, il a été retardé par des problèmes techniques. Il avait le même chargement humanitaire contrôlé par les autorités irlandaises, lesquelles ont dit aux Israéliens qu’il était hors de question de toucher à un cheveu des gens qui étaient sur le bateau. Je ne comprends donc pas la position française.

Je veux bien qu’on me dise : Arrêtez le Rachel-Corrie, et la communauté internationale, l’ONU, prendront le relais et enverront toute l’aide humanitaire nécessaire. Mais ce n’est pas ce qui se passe. D’un côté, l’UE appelle à la levée du blocus, et de l’autre, Bernard Kouchner explique que les politiques ne peuvent pas tout faire, le blocus perdure, et rien ne se passe.

Jacques.S : Ne pensez-vous pas qu’il serait plus prudent de faire débarquer les prochains bateaux en Egypte, à El-Arish par exemple, afin que les produits arrivent bien aux habitants de Gaza ?

Thomas Sommer : Savez-vous ce qui est arrivé au convoi qui est parti en décembre et voulait entrer dans la bande de Gaza par l’Egypte ? Cela a été très compliqué, et il n’a réussi à passer que parce que le gouvernement turc a tapé sur la table. Jusqu’à il y a quelques jours, Rafah était fermée, et il a fallu le scandale autour de nos bateaux pour que l’Egypte annonce qu’elle ouvrait Rafah pour laisser passer l’aide humanitaire. Nous, nous voulons des mesures durables, que le blocus soit levé tout de suite, que les dizaines de milliers de tonnes de ciment pour la reconstruction et la nourriture passent. Nous voulons que le blocus soit levé durablement, pas seulement pour quelques mois.

Bouchon : Ce n’était donc pas la première fois qu’une flottille humanitaire (mais aussi à visée politique) partait vers Gaza ?

Thomas Sommer : D’après vous, pourquoi avons-nous choisi la mer ? Parce qu’il y a eu des précédents. Depuis 2008, quatre ou cinq bateaux ont réussi à passer. Cela nous semblait donc le chemin qui donnait le plus de chances de réussite.

Smith.M : N’y avait-il pas d’autre solution, plus douce, pour briser le blocus de Gaza ?

Thomas Sommer : Il y a des solutions très douces : il suffit que la communauté internationale impose à Israël la levée du blocus. Avec si nécessaire des sanctions. Et nous arrêterons de monter des bateaux pour partir pour Gaza. C’est cela la solution douce : que la communauté internationale prenne ses responsabilités et impose la levée du blocus à Israël.

Pierre80 : Que pensez-vous de la terminologie utilisée par la presse nationale pour vous décrire ? J’ai entendu : "activistes pro-palestiniens", "militants palestiniens", et parfois même "militants anti-israéliens" ?

Thomas Sommer : Militant palestinien ? Je ne suis pas palestinien. Militant pro-palestinien ? Si s’élever contre le blocus horrible et l’injustice qui s’exercent contre les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, c’est être militant pro-palestinien, alors oui, je le suis. Si l’on prend ce point de vue, l’ONU aussi est pro-palestinienne. Même la France. En tout cas en paroles. Nous leur demandons des actes.

Hélène : Attendez-vous une enquête ? Craignez-vous qu’il s’agisse d’une enquête uniquement israélienne ou américano-israélienne ?

Thomas Sommer : Je pense qu’il faut une enquête internationale. On ne peut pas être juge et partie. Je pense qu’il faut mettre les Israéliens face à leurs responsabilités. Ce qui vient de se passer, c’est un acte de piraterie. Quand la marine israélienne attaque des bâtiments en plein milieu des eaux internationales, tue des gens, kidnappe les civils sur les bateaux, vole le chargement, le bateau, y compris nos bagages, et même nos papiers d’identité – je n’ai plus ni passeport, ni carte d’identité, ni portable ! Je ne sais même pas s’il y a un précédent dans l’Histoire !

Ben : Comprenez-vous le droit d’Israël à se défendre ?

Thomas Sommer : Bien sûr, mais qui les a attaqués ? Ils ne se défendent de rien, ils attaquent des bâtiments civils. Ils peuvent alors kidnapper la moindre ONG qui déclare qu’il faut envoyer de l’aide humanitaire à Gaza ? Nous ne les avons pas attaqués, c’est eux qui nous ont attaqués. Par ailleurs, est-ce qu’Israël est en guerre contre la Grèce, la Turquie, l’Irlande ? Je ne le pense pas.

Sébastien : Que deviennent les bateaux arraisonnés et les marchandises qui sont à bord ?

Thomas Sommer : On n’en sait rien. A moins que nos gouvernements ne tapent du poing sur la table pour les récupérer, j’ai bien peur que ces bateaux et leur chargement ne disparaissent, comme nos affaires, nos passeports et tout le reste.

Guest : Comptez-vous porter plainte ? Et si oui, qu’attendez-vous de cette plainte ?

Thomas Sommer : J’aimerais pouvoir rencontrer les autorités françaises, au moins sur la question des papiers d’identité. Les passeports appartiennent à l’Etat, donc lui seul peut les récupérer. Pour le reste, bien sûr, nous allons porter plainte devant la Cour internationale de justice, individuellement et collectivement.

Mokhtar gaza : Envisagez-vous de nouvelles actions de ce type ?

Thomas Sommer : Tant que la communauté internationale ne prendra pas ses responsabilités, tant que le blocus ne sera pas levé effectivement, les gens qui trouvent insupportable ce qui se passe à Gaza prendront les choses en main et agiront selon leur conscience. Je pense que cela relève du droit d’ingérence humanitaire, concept mis en place, si je me souviens bien, par Bernard Kouchner. Moi, je peux déjà vous annoncer qu’un bateau français va partir dans les prochains mois. Et j’espère bien être à bord.

Chat modéré par Aline Leclerc


Communiqué CCIPPP

Un État criminel et voyou

Ce ne sont pas des mots de colère face au nouveau crime israélien. Pas uniquement, même si la colère est totalement justifiée. Mais ce sont les adjectifs qui caractérisent cet Etat. Israël n’arrive à vivre que par le crime : du crime originel de la Naqba, aux expropriations ininterrompues des terres, aux expulsions des palestiniens, aux massacres qui, chacun, porte un nom. Cette fois, la tuerie s’est produite dans les eaux internationales, visant des militants de 40 pays, dont des américains et des européens.

C’est un Etat raciste en plus : le plan israélien avait prévu d’attaquer avec une particulière violence le navire turc, et de tirer en plein sur ses voyageurs ! Ce sont finalement des sous-hommes puisque essentiellement des Turcs ! Exactement comme le sont les Palestiniens ou les libanais aux yeux d’Israël.

D’ailleurs, la justification israélienne de l’attaque est bien éloquente : ce ne sont pas des pacifiques, mais des soutiens à une organisation terroriste (le Hamas) !! Il est donc légitime de les traiter de la sorte.

Deuxième argument qui dit long sur le mode de pensée israélien : ils ont résisté à l’assaut !!Avec des bâtons, c’est vrai, mais les israéliens supposent que tout le monde doit se soumettre à leurs ordres.

Cependant, 3 points s’imposent aujourd’hui comme des évidences :

- La Turquie est désormais, et pour la première fois, partie prenante du conflit ! il est intéressant de comprendre le calcul israélien qui a mené à cette situation.

- La conduite politique de la communauté internationale a l’égard d’Israël est stérile et contreproductive. Soustraire Israël à toute obligation d’appliquer les résolutions des Nations unies, l’Inviter a devenir membre de l’ OCDE, destiner le rapport Goldstone aux oubliettes, essayer d’élever le degré de coopération entre l’UE et Israël, désigner une promenade a Paris au nom de Ben Gourion…Tout ceci protège les agissements israéliens , et les encourage.

- La solidarité avec la lutte du peuple palestinien devient le symbole d’une bataille contre la barbarie, contre la loi de la jungle que pratique Israël.

Il est possible qu’Israël ait voulu, via son acte criminel de ce lundi 31 mai, intimider les militants internationaux et les dissuader de continuer à organiser ces initiatives. Il est par contre certain que son image a pris un nouveau coup. Face à la campagne BDS, Israël criait que c’était une tentative pour la « délégitimer » !

En fait, Israël veut être totalement libre : libre de tuer comme il l’entend, de nier l’existence du peuple palestinien comme il l’entend, ou de nier son humanité en en disposant comme bon lui semble.

Après l’attaque criminelle sur Gaza l’an dernier, nous avions dit que nous n’oublierons pas. Depuis, nous avions travaillé pour lancer la campagne BDS France, avions participé à la Marche de la liberté pour Gaza qui a été bloqué au Caire, avions continué à envoyer des missions en Palestine, et enfin avions participé à la Flottille.

A nos camarades de la Flottille morts pour la liberté de Gaza, et pour soutenir la Palestine, à nos camarades blessés, à ceux et celles d’entre eux emprisonnés dans ce camp construit à la hâte à Eshdod : plus que jamais, nous continuons !

La coordination nationale de la CCIPPP




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